Réforme des retraites : large mobilisation le 31 janvier à la SNCF, des grèves envisagées les 7 et 8 février




Après un jeudi noir, attendez-vous à un mardi noir dans les trains. Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT Cheminots, SUD Rail, Unsa Ferroviaire et CFDT Cheminots) appellent les cheminots à rejoindre « massivement » la grève interprofessionnelle du mardi 31 janvier.

Date de la deuxième manifestation décidée par les huit confédérations syndicales, réunies comme rarement pour s’opposer à la réforme des retraites, après celle du 19 janvier où 46 % des cheminots – fer de lance des mouvements sociaux – s’étaient déclarés grévistes. « Nous nous calons sur les dates décidées par les confédérations, appuie Didier Mathis, secrétaire général de l’UNSA Ferroviaire.




 

Notre priorité est la réussite de cette mobilisation pour renforcer l’opposition au gouvernement. » Mais déjà, deux syndicats préparent le coup d’après. Dès la fin de la deuxième journée de mobilisation nationale le 31 janvier, la CGT Cheminots et SUD Rail proposent « de se réunir en assemblées générales et de mettre en débat l’intensification de l’action par deux jours consécutifs de grève », les 7 et 8 février. Avant d’envisager une grève reconductible « par périodes de 24 heures », dès la mi-février. Espérant ainsi emporter d’autres secteurs professionnels dans leur sillon. Dans l’énergie, les organisations syndicales ont d’ores et déjà annoncé un durcissement de la mobilisation. La CGT pétrole appliquera bien le principe d’une « montée en puissance », prônée par l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires, FSU) avec un deuxième round prévu la semaine prochaine (jeudi 26 et vendredi 27 janvier). Avant, sans doute, trois jours complets de mobilisation les 6, 7 et 8 février. L’union syndicale en prend un coup À la SNCF, en revanche, l’union syndicale en prend un coup. La CFDT Cheminots et l’UNSA Ferroviaire restent prudents et préfèrent respecter strictement les dates décidées par les huit confédérations. « Les propositions d’autres dates font porter des risques au combat engagé contre cette réforme, insiste Thomas Cavel, de la CFDT Cheminots. L’unité syndicale au niveau interprofessionnel est un levier extrêmement puissant qu’il faut préserver. » Lors d’une réunion le 20 janvier, des dates de mobilisation supplémentaires avaient déjà été évoquées. Laurent Brun, à la tête de la puissante CGT Cheminots, espérait convaincre ses homologues d’appeler à la grève les 3 et 4 février, soit le premier week-end de départ en vacances pour la zone A. L’idée avait été écartée par l’ensemble des autres organisations. « Nous n’allons pas nous mettre la population à dos ! » lançait une source syndicale. SUD Rail, de son côté, avait proposé une grève de 48 heures, les 30 et 31 janvier, sans retenir le soutien de la CFDT et de l’UNSA.




 

 

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crédit photo: capture d’écran

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