Ou Allons nous ?? Obliger d’arrêter sa chimio pour travailler pour payer son loyer ….

Je suis obligée d’arrêter ma chimio et de retourner travailler pour payer mon loyer

L’arrêt de ses indemnités journalières et une pension de retraite insuffisante ont amené Marilyn Ann à devoir stopper son traitement contre le cancer pour reprendre une activité salariée.

Marilyn Ann Mannette a 65 ans.

Elle vivait une retraite paisible au Nouveau-Brunswick, une région du Canada, quand elle a appris, au printemps 2021, que son cancer du côlon avait récidivé.

Elle a donc immédiatement commencé un parcours de soins.

Mais sa situation financière, déjà précaire, s’est aggravée lorsqu’elle a été informée récemment, que ses indemnités maladie arrivaient à leur terme.

La retraitée a donc décidé, bien malgré elle, d’interrompre son traitement pour occuper un emploi de cuisinière dans une maison de retraite.

« Je reçois un peu moins de 790 € par mois de pension et mon loyer est de 834 €, a-t-elle expliqué à Radio Canada.

Chaque mois, je dois vendre quelque chose pour compenser la différence.

Je me suis donc rendue à l’évidence : je devais retourner au travail.

Et pour pouvoir le faire, il ne faut plus qu’il y ait de chimio dans mon organisme, parce que ça m’oblige à aller aux toilettes dix fois par jour. »

Ce qui est évidemment incompatible avec une activité salariée.

« Bien sûr que je veux vivre.

J’ai deux magnifiques enfants et cinq magnifiques petits-enfants ! »

Son nouvel employeur a décidé de limiter son temps de présence à cinq heures au lieu des dix habituelles.

Si Marilyn Ann lui en est reconnaissante, elle ne peut s’empêcher de culpabiliser vis-à-vis de ses collègues.

« Ils sont tous déjà bien surchargés », explique-t-elle.

Elle est comme ça, Marilyn Ann… Courageuse, mais aussi au pied du mur.

Car au Canada, une personne en arrêt de travail en raison d’une maladie, d’une blessure ou d’une mise en quarantaine peut actuellement se voir accorder jusqu’à quinze semaines de prestations de l’assurance-emploi, mais pas plus.

Un temps que Marilyn Ann a vu arriver à expiration au moment où ses médecins envisageaient encore dix-huit semaines de chimiothérapie …

Ce n’est pas de gaieté de cœur que leur patiente a pris la décision de ne pas poursuivre son traitement.

« Bien sûr que je veux vivre. J’ai deux magnifiques enfants et cinq magnifiques petits-enfants ! », s’exclame-t-elle.

Une loi pour augmenter la période d’indemnisation pourrait être votée

Une soif de vivre qui l’a poussée à écrire à plusieurs personnalités politiques de la région dans l’espoir qu’ils l’aident.

En vain jusqu’à présent.

Mais les choses pourraient évoluer puisqu’une loi fédérale est en cours d’examen au Parlement à Ottawa, visant à faire passer la période maximale d’indemnisation pour maladie de quinze à vingt-six semaines.

L’opposition veut pour sa part profiter de la médiatisation du cas de Marilyn Ann pour faire passer cette période à cinquante-deux semaines.

Rappelons qu’en France, l’Assurance maladie permet, en cas de pathologie grave (dite affection longue durée, ou ALD), de recevoir jusqu’à trois ans de prestations.

Pour Marilyn Ann, la course contre la montre est lancée.

 

Elle ne sait pas si et quand le gouvernement du Nouveau-Brunswick répondra à sa demande d’aide… Et se retrouve face à une situation réellement catastrophique.

Quand elle a pris sa décision d’arrêter la chimio, elle était attendue à l’hôpital de Moncton : elle n’a pas pu s’y rendre parce qu’il ne lui restait qu’un euro sur son compte bancaire.

Pas assez pour régler l’essence…

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