Sept à Huit – « Ça donne envie de pleurer », « J’ai de la peine pour cet homme », « Ça m’a retourné le ventre » : les internautes perturbés par la séquence d’un homme dormant dans sa voiture

Sept à Huit a diffusé, ce dimanche 27 novembre, un reportage sur la précarité des Français due à la crise énergétique. Harry Roselmack est allé à la rencontre de personnes contraintes à de gros sacrifices pour survivre. Ces images ont particulièrement touché les téléspectateurs, révoltés par ces injustices.
La crise énergétique nous touche tous à différentes échelles. Pour certains, la vie devient bien plus rude. Ce dimanche 27 novembre, dans un reportage de Sept à Huit, Harry Roselmack a rencontré des Français particulièrement touchés par la hausse des prix de l’énergie. Tout est bon pour réduire le montant des factures, certains allant même jusqu’à s’éclairer à la bougie pour ne pas allumer la lumière. Pour d’autres, la vie est encore plus difficile. Eddy, par exemple, doit dormir dans sa voiture.

À 38 ans, il a enchaîné de nombreux métiers, alternant périodes de chômage et courtes missions d’intérim. Aujourd’hui, il débute une formation de deux semaines à presque 100 kilomètres de chez lui pour devenir gardien de silo à grains. C’est enfin l’opportunité d’un véritable contrat stable. « La promesse d’un avenir meilleur », pour lui. Il nous explique alors son quotidien où il doit faire attention à toutes ses dépenses, notamment au prix élevé de l’essence. Par exemple, lorsqu’il conduit, il surveille la consommation de sa voiture : toute économie d’essence est bonne à prendre. Il lâche donc l’accélérateur dans les descentes et tente de rouler doucement pour ne pas trop consommer.

Pour pouvoir suivre sa formation, loin de chez lui, Eddy n’a pas d’autre choix que d’utiliser sa voiture. Mais avec ces longs trajets de chez lui, le résultat des calculs est inquiétant : cette formation lui coûterait 100 euros par semaine rien qu’avec les allers/retours en voiture. Avec ses faibles revenus venant du chômage et du RSA, il ne touche que 650 euros et ne peut donc pas se le permettre. Son unique solution : dormir dans sa voiture. Difficile de faire de bonnes nuits dans ces conditions. À cause du froid et de l’humidité, il dort donc « une heure par-ci, une heure par-là ».

Pour les repas, il essaye également de se restreindre : « J’ai bien mangé hier donc, aujourd’hui, je vais essayer de faire un petit repas léger. Un peu de sucre et puis, c’est tout. » En triste conclusion, le journaliste lui dit qu’il a l’impression qu’il préfère nourrir sa voiture plutôt que lui. Eddy lui répond : « Elle a eu plus à manger que moi ce mois-ci. » Sur Twitter, de nombreux internautes ont réagi à sa situation, lui apportant du soutien mais aussi en se révoltant. Selon eux, il est inadmissible d’en arriver là.

 

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Crédit photo : Capture d’écran

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