« Je veux que ces gens-là ne dorment plus la nuit » : Marseille montre les muscles face aux marchants de sommeil

Benoît Payan, le maire de Marseille, ville gangrenée par le commerce de logements indignes, propose notamment que les marchands de sommeil soient frappés d’une interdiction d’acheter des logements pendant 30 ans et condamnés à sept ans de prison, au lieu de trois, actuellement

 

Comment lutter contre le mal logement ? Ville gangrénée par l’habitat indigne, Marseille (Bouche-du-Rhône) organise depuis lundi 28 novembre les états généraux du logement. La municipalité réclame un durcissement des sanctions à l’encontre des marchands de sommeil et en appelle au gouvernement alors que le ministre du Logement, Olivier Klein, se rendait mardi dans la cité phocéenne.

Avec plus de 40 000 logements insalubres, Marseille est depuis longtemps une ville propice pour les propriétaires sans scrupule qui proposent des logements indignes à la location. Et la municipalité veut y mettre un coup d’arrêt.

 

Il faut que « la peur change de camp »

« Je veux que la peur change de camp !, fulmine Benoît Payan, le maire de Marseille. Je veux que ces gens-là qui font commerce de la misère, qui se sont engraissés, gavés, ne dorment plus la nuit. J’appelle l’État et le législateur à s’emparer de cela. »

« Il faut tripler les peines de prison, les amendes, saisir les biens. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Je ne peux pas le supporter ! »
Benoît Payan

à franceinfo

En plus de faire passer les peines de trois à sept ans de prison et les amendes de 100 000 à 300 000 euros, l’édile propose aussi que les marchands de sommeil soient frappés d’une interdiction d’acheter des logements pendant 30 ans, au lieu des dix ans prévus actuellement.

Francis Vernede, directeur de la fondation Abbé Pierre en région Paca y est favorable :

« On va complètement dans ce sens-là : on a ici des marchands de sommeil qui sont connus sur la place publique, qui ont déjà été condamnés, qui sont toujours propriétaires et qui continuent. Ce n’est pas possible ! »

 

« Il y a donc quelque chose à faire, poursuit Francis Vernede. Et c’est vrai qu’un durcissement des sanctions est une première façon d’y aller. Il y a d’autres possibilités, mais judiciairement, il faut agir, c’est une nécessité. » Les participants de ces états généraux espèrent des annonces concrètes de la part du gouvernement.

 

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crédit photo: capture d’écran

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