Saucisse avariée, asticot : Ce boucher fait des révélations sur la viande vendue en supermarché

Ce mardi 22 novembre, Laurent Richier, un ancien boucher travaillant dans la grande distribution était invité sur le plateau de Jean-Marc Morandini. Auteur de l’ouvrage Viande : et si vous saviez, l’ancien boucher a fait quelques révélations.

Un scandale sanitaire
Invité sur le plateau de l’émission Morandini Live diffusée sur CNews, l’ancien boucher Laurent Richier a fait quelques révélations. Ayant travaillé dans la grande distribution pendant de nombreuses années, il a décidé d’écrire un livre : Viande : et si vous saviez.

Dans celui-ci, Laurent Richier dénonce un véritable scandale sanitaire. Que ce soit de la viande périmée vendue, de la chaire à saucisse avec des asticots ou encore, la maltraitance des animaux, ce livre est rempli de surprises peu ragoutantes.

Les déclarations de Laurent Richier, ancien boucher
Lors de son interview dans le Morandini Live, il a dans un premier temps parlé du métier de boucher :

« Pour moi, le boucher est aujourd’hui exploité. J’ai fait des choses absolument désastreuses. J’étais boucher intérimaire. Partout où je suis passé, il n’y a pas un magasin qui n’a pas quelque chose à se reprocher » .

« Vous allez faire de la merguez avec de la viande qui est restée au frigo pendant quinze jours. On en est là. Je l’ai fait ! C’est une viande qu’il faudrait jeter ! J’ai fait de la chipolata avec des morceaux de porc qui baignaient dans un liquide visqueux dans des bacs qui étaient restés 6/10 jours au frigo » .

Il a ajouté que même les magasins bio étaient concernés « Ça s’est passé dans des magasins bio . J’ai vendu des filets de canard au piment d’espelette qui étaient périmés depuis plus d’une semaine » .

À force de vendre des produits aussi immondes à ses clients, l’ex-boucher a fini par faire une dépression. Pour s’en sortir, il a écrit ce livre.

« Je suis détruit par la situation (…) J’ai vu des têtes de veaux avec des langues entre les dents. On voyait le malheur de la bête. Je montais dans ma voiture et je pleurais. Ça m’est souvent arrivé. On n’a pas le droit de faire du mal aux animaux. Je me sens coupable ! C’est pour cela que j’ai fait le livre. Je me sens un criminel. J’aurais jamais dû acquiescer. Aujourd’hui, ça se passe encore. Je regrette d’avoir été boucher. Ce livre, c’est un pardon pour les gens qui ont mangé la viande que j’ai vendue » .

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Crédit photo : Capture d’écran

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