Hausse des tarifs de la SNCF : quels sont les billets de train dont les prix vont augmenter (ou pas) ?

SNCF Voyageurs a annoncé une hausse moyenne de 5% pour les billets de train à partir du 10 janvier. Mais cette hausse ne sera pas répercutée de la même façon sur tous les trajets.

La SNCF n’est pas épargnée par la crise énergétique. En conséquence, les billets de train vont augmenter en moyenne de 5% à partir du 10 janvier, a annoncé SNCF Voyageurs, vendredi 18 novembre. « L’explosion du prix de l’énergie et les répercussions de l’inflation » entraînent « une hausse très importante du coût du TGV en 2023 », a fait valoir l’entreprise dans un communiqué.

Mais tous les trajets ne seront pas affectés par ces augmentations. Les billets achetés à la dernière minute, les itinéraires les plus sollicités, ou les trajets professionnels seront principalement ciblés. A l’inverse, pour certains abonnements ou certaines offres les moins chères, la compagnie affirme mettre en place un « bouclier tarifaire ». Voici le détail des tarifs concernés.

 

Les tarifs destinés aux professionnels les plus touchés

L’augmentation des prix cible d’abord les tarifs proposés aux entreprises. Les billets Business Première en 1re classe, Liberté (une carte de réduction annuelle pour les voyageurs fréquents) et Max Actif (un abonnement TGV mensuel pour les trajets domicile-travail) coûteront plus cher. Les tarifs loisirs ne seront pas totalement épargnés. Les paliers maximums des trajets non professionnels en 2de et 1re classe seront aussi réhaussés.

 

En dehors de la grande vitesse, les trajets des trains Intercités, « les trains classiques grandes lignes de la SNCF », pourraient aussi subir une augmentation moyenne de 5%, si l’Etat valide la mesure – via la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM). Les prix des TER sont, eux, établis par les régions.

Comment cette hausse va-t-elle s’appliquer ? La SNCF continuera d’avoir recours au « yield management », une méthode de fixation des prix qui varie en fonction de la demande des voyageurs. L’augmentation se fera donc selon les périodes de l’année et selon les itinéraires. Sur franceinfo, le président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), Bruno Gazeau, s’inquiète d’une forte augmentation des prix à cause de ce système et demande « un effort de transparence » sur les tarifs proposés. Dans son communiqué, SNCF Voyageurs affirme simplement que les mesures prises permettront de « limiter la hausse du prix moyen payé par les voyageurs à 5% ».

 

Les tarifs les moins chers épargnés

SNCF Voyageurs assure qu’elle va préserver les prix des billets achetés à l’avance et les tarifs les moins chers, dans le but de protéger « les populations plus sensibles et les jeunes », a déclaré à l’AFP Christophe Fanichet, PDG de l’entreprise. La compagnie se targue ainsi d’appliquer un « bouclier tarifaire » pour les TGV.

les tarifs Ouigo, les prix maximums garantis par la carte Avantage et les abonnements Max Jeune et Senior, qui offrent des trajets illimités pour 79 euros par mois, en bénéficieront. La grille des prix minimums des TGV Inoui n’augmentera pas non plus. Il s’agit des petits prix proposés lors des ouvertures des ventes. La SNCF donne l’exemple d’un trajet Paris-Rennes : le tarif Ouigo acheté à l’avance sera toujours à 16 euros, l’Inoui à 20 euros et le tarif avec la carte Avantage à 39 euros maximum.

 

Des conditions d’échange et de remboursement plus strictes

Annuler son voyage ou changer l’horaire de son train deviendra aussi plus coûteux à partir de février 2023. La SNCF annonce que l’échange passera à 19 euros à partir d’une semaine avant le départ, contre 15 euros et trois jours aujourd’hui. Même barème pour les remboursements. Cette absence de distinction entre les échanges et les remboursements est critiquée par la Fnaut. « Ce n’est pas admissible de payer 15 à 20 euros et donc près de 80 euros quand vous êtes quatre, si vous reprenez un autre billet derrière. Nous demandons vraiment à la SNCF de clarifier ça », réclame Bruno Gazeau

 

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crédit photo: capture d’écran

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