Jusqu’à 40% d’augmentation sur certains produits : l’inflation n’est pas prête de s’arrêter en 2023 !

 

L’année 2022 sera sans aucun doute marquée par la crise économique. Cette dernière est si importante que d’après les chiffres de l’Insee, après avoir augmenté de 5,6% sur un an en septembre, les prix à la consommation ont progressé de 6,2% en octobre. Une situation qui touche particulièrement le secteur alimentaire. Ce dernier a d’ailleurs été fortement touché puisqu’il a subi une augmentation de 11,8% sur un an en octobre.

 

Entre hausse des prix et pénuries : il n’a jamais été aussi difficile de faire des courses. Tous les produits du quotidien désertent les rayons de supermarchés ou se vendent à prix d’or. On vous parlait récemment du prix de la moutarde qui avait explosé sur Internet, où le pot se vendait à 50 euros l’unité. On a fait le point également sur la pénurie de cornichon ou encore de foie gras à l’approche des fêtes. Face à cette situation, les Français essayent d’économiser le plus possible, ils se tournent vers les enseignes discount. Carrefour a d’ailleurs créé sa première enseigne spécialisée dans les prix bas. Mais mauvaise nouvelle pour les consommateurs : cette crise économique n’est pas finie.

Les produits vont encore subir des hausses de prix. On fait d’ailleurs le point avec vous sur la perspective de l’année 2023 pour le secteur alimentaire.

 

Que nous réserve 2023 ?

Ce mardi 8 novembre, le PDG de l’enseigne Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a été interviewé par RMC/BFMTV à propos de l’inflation et de l’année 2023 qui va bientôt débuter. Conclusion ? L’avenir économique dans le secteur alimentaire ne risque pas de s’arranger, bien au contraire. D’après lui, les Français doivent s’attendre à des hausses de prix spectaculaires. C’est un véritable cri d’alarme que le dirigeant a récemment lancé, mettant en lumière l’arrivée d’un “tsunami” d’inflation l’année prochaine. Si en ce mois d’octobre la hausse des prix sur un an est estimée à 6,2% selon l’Insee, d’après l’expert cela pourrait bien atteindre “deux chiffres” dès l’année prochaine.

 

Mais alors comment expliquer cette hausse de prix si importante ? Comme l’explique le site “Version féminina” cela est dû aux « nouvelles négociations commerciales entre distributeurs et industriels, permettant de définir les prix des produits alimentaires en grandes surfaces, qui se tiendront vers Noël. Alors qu’en temps normal, celles-ci n’ont lieu qu’une fois par an, le gouvernement a demandé au printemps dernier leur réouverture. Objectif : tenir compte de l’inflation des coûts de production (énergie…) et des matières premières, afin de protéger producteurs et entreprises”.

Le problème ? Ces négociations ne font qu’accentuer la hausse des prix, comme l’explique le PDG de Leclerc : « Aujourd’hui, il y a un nouveau cycle de négociations que la loi organise. On a des demandes tarifaires venant de tous les groupes de distribution. Mes collaborateurs chez Leclerc me rapportent qu’il n’y a aucune demande de hausse inférieure à deux chiffres ».

Ainsi d’après lui, plusieurs produits seront dans le viseur des grandes marques qui vont demander leur hausse. Mais alors lesquels sont concernées ? Voici la liste :

 

41 % sur l’alimentation animale
20 % sur les conserves
17,74 % sur les conserves de légumes
15,08 % sur les huiles et les assaisonnements
13 % sur les volailles
11 % sur le papier
10 % sur le café.

 

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crédit photo: capture d’écran

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