« Il m’a demandé de l’achever »: l’homme qui a neutralisé le « cannibale des Pyrénées » raconte leur face à face

Surnommé le « cannibale des Pyrénées » pour avoir mangé la langue et le cœur de sa victime, Jérémy Rimbaud est interné en psychiatrie depuis 2013. En janvier dernier, il s’est évadé. C’est un riverain qui l’a maîtrisé.

« Un sentiment de peur rétrospective » envahit Florent Feuillères quand il repense au personnage qu’il a neutralisé à Toulouse, le 19 janvier dernier. Ce soir-là, sa quiétude est interrompue par « des cris atroces » venant de la rue, se remémore-t-il lors de la cérémonie du 11-Novembre à Toulouse, rapportée par La Dépêche.

Inquiet, Florent Feuillères sort de chez lui et aperçoit sa voisine Françoise, 73 ans, à terre « dans une mare de sang », passée à tabac par un homme muni d’un bâton.
L’agresseur se tapit dans l’ombre, « je lui crie de ne pas bouger. Je retourne chez moi chercher une arme factice, histoire de l’impressionner et de le tenir en respect avant l’arrivée de la police », retrace ce patron de six autoécoles.

Florent Feuillères ne réalise pas qu’il se trouve face à Jéremy Rimbaud, un ancien militaire de 35 ans, envoyé pendant six mois en Afghanistan, entre 2010 et 2011. L’homme est surnommé « le cannibale des Pyrénées » pour avoir tué un nonagénaire en 2013 avant de manger son cœur et sa langue.

Déclaré pénalement irresponsable, en proie à un délire paranoïde et à une forme grave de schizophrénie au moment des faits, il a été interné en hôpital psychiatrique la même année et s’en est évadé le 19 janvier dernier.

 

Un échange « assez délirant »

Ignorant le danger, Florent Feuillères met donc Jérémy Rimbaud en joue. « Je lui ai parlé comme un flic dans un film d’action et ça a marché. C’était assez délirant, et à un moment il m’a demandé de l’achever ». Mais le cannibale des Pyrénées reprend le dessus et tente d’arracher le fusil factice de son adversaire. Ce dernier ne se laisse pas dominer et lui assène plusieurs coups.
« Il n’était pas KO mais ça l’a calmé jusqu’à l’arrivée de la police », souligne le quadragénaire.

 

Une fois Jérémy Rimbaud maîtrisé par les autorités, Florent Feuillères apprend enfin l’identité de l’agresseur de sa voisine. Épouvanté à l’idée « d’avoir été en face d’un tel personnage », le gérant d’autoécoles confie regretté malgré tout « d’avoir dû molester un homme qui avait servi la patrie, totalement traumatisé par les horreurs qu’il avait vécues en Afghanistan ». Depuis, le cannibale des Pyrénées a été reconduit dans son hôpital psychiatrique.

 

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crédit photo: capture d’écran

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