Toulouse : L’allongement de l’internat pousse les étudiants en médecine dans la rue

 

Plusieurs centaines d’étudiants en médecine, notamment hostiles à une quatrième année d’internat dans un désert médical, selon eux mal encadrée, ont manifesté à Toulouse

 

Grogne – Plusieurs centaines d’étudiants en médecine, notamment hostiles à une quatrième année d’internat dans un désert médical, selon eux mal encadrée, ont manifesté à Toulouse

Ils ne veulent être obligés de faire une quatrième année d’internat dans un désert médical. Plusieurs centaines d’étudiants en médecine ont manifesté ce mercredi à Toulouse leur opposition à cette disposition prévue par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Ce dernier a été adopté par l’Assemblée nationale et sera bientôt examiné au Sénat.

« Non, non, non à la coercition », scandait le cortège toulousain opposé également à une autre mesure visant à leur interdire d’exercer comme intérimaire à la sortie des études.

« C’est la porte ouverte à d’autres mesures coercitives », juge Sohan Annoussamy, étudiant en troisième année de médecine et coorganisateur de la manifestation. « L’argument pédagogique de la quatrième année ne tient pas car elle ne sera pas bien encadrée », estime-t-il, craignant le manque de maîtres de stage. Pour lui, les médecins sont trop peu nombreux sur l’ensemble du territoire et cette mesure serait « contre-productive ». « A cause de cette quatrième année, il y a des étudiants qui n’iront pas en médecine générale », prévient-il.

 

Plusieurs centaines d’étudiants en médecine, notamment hostiles à une quatrième année d’internat dans un désert médical, selon eux mal encadrée, ont manifesté à Toulouse
Grogne – Plusieurs centaines d’étudiants en médecine, notamment hostiles à une quatrième année d’internat dans un désert médical, selon eux mal encadrée, ont manifesté à Toulouse

Ils ne veulent être obligés de faire une quatrième année d’internat dans un désert médical. Plusieurs centaines d’étudiants en médecine ont manifesté ce mercredi à Toulouse leur opposition à cette disposition prévue par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Ce dernier a été adopté par l’Assemblée nationale et sera bientôt examiné au Sénat.

« Non, non, non à la coercition », scandait le cortège toulousain opposé également à une autre mesure visant à leur interdire d’exercer comme intérimaire à la sortie des études.

« C’est la porte ouverte à d’autres mesures coercitives », juge Sohan Annoussamy, étudiant en troisième année de médecine et coorganisateur de la manifestation. « L’argument pédagogique de la quatrième année ne tient pas car elle ne sera pas bien encadrée », estime-t-il, craignant le manque de maîtres de stage. Pour lui, les médecins sont trop peu nombreux sur l’ensemble du territoire et cette mesure serait « contre-productive ». « A cause de cette quatrième année, il y a des étudiants qui n’iront pas en médecine générale », prévient-il.
Oui à la campagne mais pas dans ces conditions

« Cela ne nous dérange pas de faire un an de plus et d’aller à la campagne, mais dans ces conditions-là on va être mal formés et cela va être dangereux pour les patients », explique Aïda Ghallab, 24 ans, étudiante en sixième année de médecine. « Un patient dans la Creuse aura par exemple un jeune médecin pendant un an, qui va partir, revenir et changer, donc il n’y aura pas de suivi possible », juge-t-elle.

Si les étudiants disent vouloir des mesures pour faciliter notamment la réalisation de stages en zones sous-dotées, ils refusent de pallier seuls les défaillances du système de santé.
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crédit photo: capture d’écran

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