Lyon: la réclusion criminelle à perpétuité requise contre le conducteur du fourgon qui a tué un policier en 2020

 

Pour l’avocat général, Olivier Nagabbo, « il y avait la volonté d’écraser Franck Labois et de passer coûte que coûte ».

La réclusion à perpétuité a été requise mercredi devant les assises de Lyon contre Farès Djelassi, conducteur d’un fourgon en fuite qui a mortellement fauché le policier Frank Labois en dans la nuit du 11 janvier 2020.

« J’estime qu’il n’y a aucun doute sur l’intention. Il y avait la volonté d’écraser Frank Labois et de passer coûte que coûte », a avancé l’avocat général Olivier Nagabbo, estimant que l’accusé n’avait fait état d' »aucun remords ».
L’intention de tuer

Comme les parties civiles, l’avocat général a estimé que « l’intention dure pendant toute l’accélération » du fourgon. Selon lui, appuyer sur la pédale d’accélérateur est assimilable au fait de presser la détente d’une arme à feu.

« La victime était dans son champ de vision et il a lancé sur Frank Labois 2,5 tonnes en pleine accélération. Sans aucun freinage, aucune décélération », a-t-il ajouté. Jugé depuis lundi pour meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions, l’accusé de 24 ans a reconnu les faits à la barre, mais nié toute volonté de tuer. Pour les parties civiles en revanche, le caractère volontaire ne fait aucun doute. « S’il ne le fait pas, il pense qu’il va se faire tirer dessus », assène Me Laurent-Franck Liénart, qui représente les collègues de Frank Labois, membres du Groupe d’appui opérationnel (GAO). Quant au policier, qui s’est retrouvé face à la fourgonnette coincée par les véhicules des forces de l’ordre, il avait dégainé son arme, mais n’a pas tiré.
« Frank Labois aimait tellement la vie que ça lui était impossible de donner la mort », a affirmé l’avocat.

« J’ai pas voulu faire ça. J’ai vu un espace, j’ai accéléré sans me dire que j’allais le percuter », a-t-il affirmé au premier jour d’audience lundi.

 

Trainé sur vingt mètres

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020, le GAO, auquel appartient Frank Labois, participe à une opération de la sûreté départementale visant à interpeller une équipe de malfaiteurs qui s’adonnent à des vols de fret avec violences. Cette nuit-là, ils s’en sont pris à un chargement de lessive sur une aire d’autoroute de l’Isère.

La tentative d’interception se met en place lorsque le fourgon Volkswagen qui transporte la marchandise volée revient en périphérie de Lyon. Le fourgon se retrouve coincé par deux véhicules, s’immobilise brièvement, puis fait brusquement une manoeuvre pour se dégager. Et percute de plein fouet Frank Labois, dressé sur son chemin arme au poing.

Il ne sera relevé aucune trace de freinage au sol. Les prélèvements laissent à penser que le policier a été traîné sur une dizaine de mètres. Il décédera trois jours plus tard à l’hôpital.

Les occupants du fourgon l’abandonnent dans la précipitation. Les objets retrouvés, dont des gants en partie calcinés, et des géolocalisations téléphoniques vont permettre d’identifier et localiser plusieurs suspects parmi lesquels Farès Djelassi, arrêté le 16 janvier. Selon les enquêteurs, celui-ci reconnaît immédiatement qu’il est le conducteur.

 

Pour l’avocat général, Olivier Nagabbo, « il y avait la volonté d’écraser Franck Labois et de passer coûte que coûte ».

La réclusion à perpétuité a été requise mercredi devant les assises de Lyon contre Farès Djelassi, conducteur d’un fourgon en fuite qui a mortellement fauché le policier Frank Labois en dans la nuit du 11 janvier 2020.

« J’estime qu’il n’y a aucun doute sur l’intention. Il y avait la volonté d’écraser Frank Labois et de passer coûte que coûte », a avancé l’avocat général Olivier Nagabbo, estimant que l’accusé n’avait fait état d' »aucun remords ».
L’intention de tuer

Comme les parties civiles, l’avocat général a estimé que « l’intention dure pendant toute l’accélération » du fourgon. Selon lui, appuyer sur la pédale d’accélérateur est assimilable au fait de presser la détente d’une arme à feu.

« La victime était dans son champ de vision et il a lancé sur Frank Labois 2,5 tonnes en pleine accélération. Sans aucun freinage, aucune décélération », a-t-il ajouté. Jugé depuis lundi pour meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions, l’accusé de 24 ans a reconnu les faits à la barre, mais nié toute volonté de tuer. Pour les parties civiles en revanche, le caractère volontaire ne fait aucun doute. « S’il ne le fait pas, il pense qu’il va se faire tirer dessus », assène Me Laurent-Franck Liénart, qui représente les collègues de Frank Labois, membres du Groupe d’appui opérationnel (GAO). Quant au policier, qui s’est retrouvé face à la fourgonnette coincée par les véhicules des forces de l’ordre, il avait dégainé son arme, mais n’a pas tiré.
« Frank Labois aimait tellement la vie que ça lui était impossible de donner la mort », a affirmé l’avocat.

« J’ai pas voulu faire ça. J’ai vu un espace, j’ai accéléré sans me dire que j’allais le percuter », a-t-il affirmé au premier jour d’audience lundi.
Trainé sur vingt mètres

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020, le GAO, auquel appartient Frank Labois, participe à une opération de la sûreté départementale visant à interpeller une équipe de malfaiteurs qui s’adonnent à des vols de fret avec violences. Cette nuit-là, ils s’en sont pris à un chargement de lessive sur une aire d’autoroute de l’Isère.

La tentative d’interception se met en place lorsque le fourgon Volkswagen qui transporte la marchandise volée revient en périphérie de Lyon. Le fourgon se retrouve coincé par deux véhicules, s’immobilise brièvement, puis fait brusquement une manoeuvre pour se dégager. Et percute de plein fouet Frank Labois, dressé sur son chemin arme au poing.

Il ne sera relevé aucune trace de freinage au sol. Les prélèvements laissent à penser que le policier a été traîné sur une dizaine de mètres. Il décédera trois jours plus tard à l’hôpital.

Les occupants du fourgon l’abandonnent dans la précipitation. Les objets retrouvés, dont des gants en partie calcinés, et des géolocalisations téléphoniques vont permettre d’identifier et localiser plusieurs suspects parmi lesquels Farès Djelassi, arrêté le 16 janvier. Selon les enquêteurs, celui-ci reconnaît immédiatement qu’il est le conducteur.
L’accusé décrit comme « gentil et calme »

Décrit comme « gentil et calme » par ses proches, mais aussi « influençable », l’accusé est tombé dès sa minorité dans la délinquance, comme l’a rappelé la cour au terme de deux jours et demi de débats. Une douzaine de faits déjà condamnés, plus quelques jugements encore attendus, notamment pour le vol de la nuit fatale.
« Je ne cautionne pas ce qu’il a fait, mais c’est pas un méchant », a plaidé sa mère. « Il n’a pas voulu que ça en arrive là, il me l’a dit », assure-t-elle. « C’est pas un meurtrier, c’est un voleur », a lâché un de ses cousins, venu spontanément témoigner à la barre.

Les témoignages se sont achevés par l’intervention du frère de la victime, qui a souhaité s’adresser à l’accusé, malgré l’émotion qui lui nouait la gorge. « J’aimerais qu’il s’excuse auprès de ma mère », a-t-il dit en direction de l’accusé, prostré dans son box. Le verdict est attendu dans la soirée.

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crédit photo: capture d’écran

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