AVC : boire cette quantité d’alcool chaque jour augmenterait les risques, selon une étude

On le sait : une consommation importante d’alcool augmente les risques de développer certaines maladies graves.

Cependant, des chercheurs viennent de découvrir que boire modérément pourrait tout autant exposer à un AVC. On fait le point.

Troubles cardiovasculaires, cancers, cirrhose… Ce sont autant de conséquences d’une consommation importante d’alcool, comme l’explique Santé Publique France sur son site.

Mais boire de manière modérée pourrait également suffire à causer des dommages parfois irréversibles : c’est ce qu’ont avancé des chercheurs coréens dans une nouvelle étude, publiée début novembre dans la revue Neurology.

Boire plus d’un verre d’alcool par jour augmenterait les risques d’AVC
Pour la réaliser, les données de plus d’un million de patients, âgés de 20 à 39 ans, ont été utilisées.

Après une évaluation régulière de leur consommation d’alcool, les scientifiques ont dressé un constat inquiétant : les personnes ayant bu « plus de 105g/semaine d’alcool » (soit plus d’un verre par jour) pendant deux, trois ou encore quatre ans « présentaient des risques significativement plus élevés d’accident vasculaire cérébral ».

En effet, 3.153 sujets ont subi une attaque cérébrale au cours des travaux.

Une consommation d’alcool régulière était également associée à « des risques plus élevés d’AVC hémorragique », notamment chez les jeunes adultes.

Ceux qui prenaient plus d’un verre d’alcool par jour étaient donc 20% plus susceptibles d’être victimes d’un AVC que ceux qui ne buvaient pas, ou très peu.

AVC : quels sont les signes à reconnaître ?
Pour cette étude, de nombreux autres facteurs de risque d’AVC, tels que le tabagisme ou encore l’hypertension artérielle, ont été pris en compte par les chercheurs.

Comme le détaille le ministère de la Santé et de la Prévention, un AVC est causé soit par « un vaisseau/une artère qui se bouche », soit par « une artère qui se rompt ».

Certains signes en sont caractéristiques. On note par exemple :

Une déformation de la bouche
Des troubles de la parole
Une faiblesse d’un côté du corps
« Plus de 90% du fardeau de l’AVC dans son ensemble peut être attribué à des facteurs de risque potentiellement modifiables », assure Eue-Keun Choi, professeur de médecine interne et co-auteur de l’étude, dans un communiqué. Selon lui, les stratégies de prévention de ces attaques cérébrales devraient donc s’orienter sur la consommation d’alcool et les autres facteurs de risque.

L’AVC étant une urgence vitale, contactez le SAMU (15) ou les pompiers (18) si vous pensez en être victime, ou si vous voyez quelqu’un en faire un.

 

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Crédit photo : Capture d’écran

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