Emmanuel Macron : pouvoir d’achat, retraites, médecins… ce qu’il faut retenir de son interview

Le chef de l’Etat était l’invité de l’émission « L’Événement », présentée par Caroline Roux, ce mercredi 26 octobre 2022.

Le chef de l’Etat de retour sur France 2, pour la deuxième fois en deux semaines.

Ce mercredi 26 octobre 2022, Emmanuel Macron était l’invité de « L’Evénement », la nouvelle émission politique de la chaîne animée par Caroline Roux.

À partir de 20h30, il a défendu son bilan, son programme, les réformes en cours et celles qu’il compte mener : pouvoir d’achat, inflations, retraites, immigration, guerre en Ukraine…

Cette séquence est intervenue alors qu’Emmanuel Macron et son camp politique enchaînent les revers, notamment à l’Assemblée nationale où son parti a dû utiliser le 49.3 à deux reprises pour faire passer des projets de loi sur le budget et la Sécurité sociale.

Retrouvez son intervention dans le player ci-dessous :

Ce direct est désormais terminé, merci à toutes et tous de l’avoir suivi.

Pouvoir d’achat
Le chef de l’État s’est tout d’abord exprimé sur l’inflation et le pouvoir d’achat des Français.

« Nous allons traverser ensemble cette tempête », a affirmé le président de la République au début de l’entretien, évoquant la situation actuelle.

Concernant la hausse des prix de l’énergie, le chef de l’Etat a rappelé les aides qui seront proposées pour les carburants et l’énergie.

« Il y aura une hausse de 15% sur l’électricité et le gaz dans les premiers mois 2023. L’Etat prendra sa part, en passant cette hausse de 15%, mais pas plus.

Pour les carburants, il y aura cette mécanique pour les gros rouleurs, qui bénéficieront d’un remboursement sur les gros trajets », a-t-il assuré.

Des aides ciblées
Le chef de l’Etat a également parlé d’aides ciblées pour les étudiants.

« Oui, nous allons continuer d’aider, mais de manière ciblée.

Nous renforcerons les dispositifs pour les étudiants, avec nos Crous, et les associations avec lesquelles nous travaillons », a dit le chef de l’Etat.

Concernant les entreprises, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un guichet d’aide avec des acomptes pour les petites et moyennes entreprises.

Des tickets d’aides, qui monteront à des dizaines de millions d’euros parfois, seront mis en place pour ceux qui en ont besoin.

« La France du travail et du mérite »
Face à la question de la hausse des prix et de salaires trop faibles, Emmanuel Macron répond : « Je crois à la France du travail et du mérite.

Si on veut créer de l’emploi, la solution n’est pas de ré-indexer les salaires sur l’inflation. »

Le président de la République a assuré que les Français prêts à travailler plus gagneraient plus.

« On a baissé le chômage comme on ne l’avait jamais baissé, de 9% à 7%.

En 2022, le pouvoir d’achat des travailleurs se stabilise », affirme-t-il.

Emmanuel Macron a assuré que les primes défiscalisées sur les heures supplémentaires avaient été mises en avant, plutôt que des augmentations de salaire, « car les augmentations de salaires ne sont pas décidées par l’État ».

Retraites : à quel âge doit-on arrêter de travailler ?
« Toujours le même », répond Emmanuel Macron, face à la question de Caroline Roux.

« À partir de l’été 2023, on devra décaler l’âge légal de 4 mois par an, on passera de 62 ans à 65 ans à horizon 2031, de manière progressive donc », assure le chef de l’Etat.

Je le dis depuis le début de cette campagne. Si nous ne faisons pas de réforme des retraites, nous serons obligés d’augmenter les cotisations retraites, c’est du pouvoir d’achat en moins.

Sinon, on devra baisser les pensions, donc ça ne plaira pas aux retraités non plus.

Il n’y a qu’un moyen de faire, comme nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps.

Pas de changement de cap donc, et aucune hypothèse de départ à la retraite à 63 ans, mais une nécessité de concertation « au maximum », selon le chef de l’État.

Il s’est aussi exprimé sur les requalifications et le travail des seniors, ainsi que la négociation des carrières longues.

Un 49.3 pour les retraites ?
Alors que le 49.3 a récemment été utilisé par l’exécutif pour faire passer le budget 2023, la question a été mise sur la table.

« Je souhaite que des accords soient trouvés entre la majorité et les autres formations politiques », a assuré Emmanuel Macron face à la question d’un 49.3 pour faire passer la réforme des retraites, avant de s’insurger contre les formations politiques qui se sont mises en place à l’Assemblée nationale dernièrement pour voter des motions de censure.

« Ils ne sont pas du côté du mérite, de l’ordre et du travail, mais du désordre et du cynisme, ça ne mènera à rien ! », a-t-il lancé en réaction à ces motions de censure déposées par la Nupes et le RN.

« Le 49.3 est un outil dans les mains du chef de l’État, et heureusement », a t-il conclu sur le sujet.

Passer des voitures thermiques aux voitures électriques
Alors que le Parlement européen a voté la fin de la mise en vente des voitures thermiques neuves, le président s’est exprimé sur la question des voitures électriques, et des aides proposées aux Français pour changer leur véhicule.

« Nous avons un objectif climat, et nous devons changer notre parc automobile. Nous avons aidé 1 million d’utilisateurs à changer leur voiture.

On doit réconcilier le climat, l’industrie et la souveraineté énergétique, et donc réserver des aides européennes.

Nous allons produire 2 millions de véhicules électriques avant la fin du quinquennat », a-t-il lancé.

Elles resteront chères, pointe Caroline Roux, comment inciter les Français à en acheter ? « Il y’aura des subventions au maximum pour acheter électrique et pour changer de véhicule », répond Emmanuel Macron, en référence à l’aide à la conversion.

Crise dans les hôpitaux et dans les déserts médicaux
Le secteur de la santé connait de multiples crises depuis des années.

« Nous n’avons pas assez de médecins.

Il y a la crise à l’hôpital, et dans les déserts médicaux », éclaire-t-il.

« Nous avons investi dans les hôpitaux, je veux qu’on continue à les réformer.

On lance à l’échelle de chaque territoire des solutions pour lutter contre les déserts médicaux, mais nous avons de nombreux soignants qui ont arrêté.

On va mieux payer les nuits, et inciter les médecins de villes à réguler leurs appels pour éviter que tout le monde prenne des place aux urgences et les désengorger. »

Nouvelles mesures pour les médecins retraités
Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un nouveau procédé pour pallier le trop faible nombre de médecins généralistes :

Nous permettrons à tous les médecins qui arrivent à la retraite de prendre leur retraite mais de continuer leur activité en parallèle pour accumuler une retraite à taux plein et un salaire sans payer des cotisations de retraites.

« On va aussi donner plus de responsabilités aux professionnels du paramédical pour qu’ils aient davantage de tâches », a t,-il aussi exprimé.

Immigration
Sur la question de l’immigration, le chef de l’État a affirmé qu’il y avait eu trop d’arrivées sur le territoire ces dernières années.

« Sur les obligations de quitter le territoire, nous devons réformer les lois pour aller plus vite », a-t-il affirmé, faisant allusions aux OQTF (Obligations de quitter le territoire français).

Les règles vont se durcir, donc.

Je veux lutter contre l’immigration illégale, mais accueillir ceux qui fuient leur pays ou ceux qui étudient.

Emmanuel Macron
« Nous faisons face à une société qui est plus violente », a-t-il dit.

On doit pacifier notre société.

C’est un travail d’éducation, sur les réseaux sociaux notamment, on doit protéger nos enfants. »

Le chef de l’État a rappelé que les moyens de la police et de la justice avaient été augmentés.

« On doit changer nos règles », a-t-il poursuivi.

Avant de conclure : « Mon cap : une France plus forte pour être plus juste. »

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Crédit photo : Capture d’écran

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