Inflation: les écarts de prix explosent entre les enseignes les plus chères et les moins chères

 

Les prix n’en finissent plus d’enfler en grande distribution. Sur le mois d’octobre, la hausse atteint des niveaux spectaculaires sur un an. Selon le baromètre Iri pour LSA, l’inflation sur les produits de grande consommation est passé de 9% en septembre à plus de 11% en octobre. Deux points sur un mois, du jamais vu depuis le début de la poussée inflationniste de 2022.

Si on prend les seuls produits alimentaires, la hausse est encore plus spectaculaire. Après les 9,75% de hausse enregistrée en septembre par le panéliste, l’inflation sur l’alimentaire a atteint 11,45% en octobre. Certains produits n’en finissent plus de flamber, comme la viande surgelée en hausse de 31,8% en octobre ou les papiers comme les mouchoirs et les essuies-tout à +28%.

Il s’agit là de hausses globales qui concernent l’ensemble des prix relevés en grande distribution. Mais Iri constate dans son dernier baromètre que les écarts se creusent fortement selon les groupes. Les magasins ne sont pas tous logés à la même enseigne en ce qui concerne l’inflation.

 

Les prix n’en finissent plus d’enfler en grande distribution. Sur le mois d’octobre, la hausse atteint des niveaux spectaculaires sur un an. Selon le baromètre Iri pour LSA, l’inflation sur les produits de grande consommation est passé de 9% en septembre à plus de 11% en octobre. Deux points sur un mois, du jamais vu depuis le début de la poussée inflationniste de 2022.

Si on prend les seuls produits alimentaires, la hausse est encore plus spectaculaire. Après les 9,75% de hausse enregistrée en septembre par le panéliste, l’inflation sur l’alimentaire a atteint 11,45% en octobre. Certains produits n’en finissent plus de flamber, comme la viande surgelée en hausse de 31,8% en octobre ou les papiers comme les mouchoirs et les essuies-tout à +28%.

Il s’agit là de hausses globales qui concernent l’ensemble des prix relevés en grande distribution. Mais Iri constate dans son dernier baromètre que les écarts se creusent fortement selon les groupes. Les magasins ne sont pas tous logés à la même enseigne en ce qui concerne l’inflation.
Les écarts vont se creuser

L’écart de prix entre les deux enseignes les plus chères et les deux enseignes les moins chères (que le panéliste refuse de citer) a atteint en octobre un niveau record à 25,6 points. Autrement dit un chariot de courses qui vous coûterait 100 euros dans l’enseigne la moins chère pourrait vous coûter près de 126 euros dans la plus chère.
« Si l’inflation s’avère toujours relativement homogène entre les circuits, le corridor de prix entre les enseignes reste très large en octobre avec 26 points d’écart de prix entre les deux enseignes les plus chères et les deux moins chères (sur les marques nationales), explique Emily Mayer, directrice business insight d’Iri France dans LSA. Ce corridor, dont la plasticité semble sans limite, pourrait continuer à s’élargir si les distributeurs sont amenés à répercuter leurs coûts, notamment ceux de l’énergie, car tous ne le feront sans doute pas dans les mêmes proportions. »

 

S’il y a toujours eu des enseignes plus chères que d’autres, l’écart était ces dernières années d’environ 15-16 points. Or depuis un an, les données Iri montrent qu’on est passé de 18,5 points en octobre 2021 à près de 26 ce mois-ci.

Selon les experts de la distribution, ce serait l’enseigne Casino qui ne pourrait plus contenir la hausse des prix. Engagé dans un plan de désendettement, le groupe ne peut plus trop se permettre de jouer sur ses marges pour contenir les hausses de prix comme il l’avait fait en début d’année avec notamment ses opérations sur le carburant.

Une rapide recherche sur les drives d’enseignes permet de constater des écarts significatifs de prix sur des mêmes produits.

Par exemple, les deux filets de poulet Loué sont vendus 11 euros sur un drive Casino.

Quand ils sont encore à 7,40 euros sur celui de Leclerc. Soit un écart de près de 50%.

Très fortement touché par l’inflation, le poulet devient un marqueur prix important pour les clients français qui comparent de plus en plus le prix de la volaille.

On peut multiplier les exemples sur les produits vedettes comme le pain de mie Harrys sans croute, 32% plus cher chez Casino.

2,32 euros le paquet de 500 gr de pain de mie sans croûte chez Casino.

1,75 euros le paquet de 500 gr de pain de mie sans croûte chez Leclerc.

 

Les prix n’en finissent plus d’enfler en grande distribution. Sur le mois d’octobre, la hausse atteint des niveaux spectaculaires sur un an. Selon le baromètre Iri pour LSA, l’inflation sur les produits de grande consommation est passé de 9% en septembre à plus de 11% en octobre. Deux points sur un mois, du jamais vu depuis le début de la poussée inflationniste de 2022.

Si on prend les seuls produits alimentaires, la hausse est encore plus spectaculaire. Après les 9,75% de hausse enregistrée en septembre par le panéliste, l’inflation sur l’alimentaire a atteint 11,45% en octobre. Certains produits n’en finissent plus de flamber, comme la viande surgelée en hausse de 31,8% en octobre ou les papiers comme les mouchoirs et les essuies-tout à +28%.

Il s’agit là de hausses globales qui concernent l’ensemble des prix relevés en grande distribution. Mais Iri constate dans son dernier baromètre que les écarts se creusent fortement selon les groupes. Les magasins ne sont pas tous logés à la même enseigne en ce qui concerne l’inflation.
Les écarts vont se creuser

L’écart de prix entre les deux enseignes les plus chères et les deux enseignes les moins chères (que le panéliste refuse de citer) a atteint en octobre un niveau record à 25,6 points. Autrement dit un chariot de courses qui vous coûterait 100 euros dans l’enseigne la moins chère pourrait vous coûter près de 126 euros dans la plus chère.
« Si l’inflation s’avère toujours relativement homogène entre les circuits, le corridor de prix entre les enseignes reste très large en octobre avec 26 points d’écart de prix entre les deux enseignes les plus chères et les deux moins chères (sur les marques nationales), explique Emily Mayer, directrice business insight d’Iri France dans LSA. Ce corridor, dont la plasticité semble sans limite, pourrait continuer à s’élargir si les distributeurs sont amenés à répercuter leurs coûts, notamment ceux de l’énergie, car tous ne le feront sans doute pas dans les mêmes proportions. »

S’il y a toujours eu des enseignes plus chères que d’autres, l’écart était ces dernières années d’environ 15-16 points. Or depuis un an, les données Iri montrent qu’on est passé de 18,5 points en octobre 2021 à près de 26 ce mois-ci.

Selon les experts de la distribution, ce serait l’enseigne Casino qui ne pourrait plus contenir la hausse des prix. Engagé dans un plan de désendettement, le groupe ne peut plus trop se permettre de jouer sur ses marges pour contenir les hausses de prix comme il l’avait fait en début d’année avec notamment ses opérations sur le carburant.

Une rapide recherche sur les drives d’enseignes permet de constater des écarts significatifs de prix sur des mêmes produits.

Par exemple, les deux filets de poulet Loué sont vendus 11 euros sur un drive Casino.

Quand ils sont encore à 7,40 euros sur celui de Leclerc. Soit un écart de près de 50%.

Très fortement touché par l’inflation, le poulet devient un marqueur prix important pour les clients français qui comparent de plus en plus le prix de la volaille.

On peut multiplier les exemples sur les produits vedettes comme le pain de mie Harrys sans croute, 32% plus cher chez Casino.

2,32 euros le paquet de 500 gr de pain de mie sans croûte chez Casino.

1,75 euros le paquet de 500 gr de pain de mie sans croûte chez Leclerc.

Sur la vingtaine de produits comparés, Casino est parfois moins cher que Leclerc mais dans des proportions moindres et sur seulement deux produits.

 

Plus de marges pour les distributeurs

Et encore il s’agit-là d’exemples tirés des drives. En magasins, les écarts sont encore plus importants avec des enseignes comme Géant et Auchan qui semblent décrocher par rapport à Leclerc, constate le spécialiste de la distribution Olivier Dauvers.

Alors que les industriels risquent de davantage répercuter leurs hausses de coût de l’énergie sur la fin de l’année (jusqu’à présent c’était surtout ceux des matières premières), les écarts de prix pourraient encore se creuser entre enseignes.

 

Ce sont les enseignes cotées, soucieuses de leurs marges bénéficiaires, qui pourraient décrocher. Aux Etats-Unis, le géant Walmart a lancé un avertissement sur ces bénéfices en juillet dernier. Il doit multiplier les rabais pour permettre d’écouler ses stocks. Même chose pour Tesco au Royaume-Uni qui prend sur ses marges pour « maintenir le coût des achats du quotidien aussi abordable que possible », a assuré le directeur général du groupe Ken Murphy en début de mois.

Après avoir fait le tampon ces derniers mois pour limiter la hausse des prix alimentaires, la grande distribution ne dispose plus de beaucoup de marge de manoeuvre.

 

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crédit photo: capture d’écran

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