C’est quoi le plan blanc, que peuvent déclencher les hôpitaux ?

Activé régulièrement pendant la crise sanitaire, puis récemment dans les services d’urgence pédiatriques, mais aussi lors des attentats : voici ce qu’est un plan blanc à l’hôpital.

Comment, lorsque les patients affluent, l’hôpital parvient-il à gérer, à tenir ? Depuis 2004, la loi prévoit un dispositif en cas de crise, le plan blanc, qui lui permet de « mobiliser immédiatement les moyens de toute nature », pour faire à cette gestion de crise.

Il a été activé pendant la crise du Covid, à plusieurs reprises, mais en quoi consiste-t-il réellement ? On vous explique.

Dans quel cas ?
Le plan blanc peut être déclenché en cas de crise qui se caractérise par un « afflux de patients ou de victimes ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle », précisait la loi de 2004.

C’est le cas ces derniers jours avec l’épidémie de bronchiolite.

Dans son service de pédiatrie, le CHU de Rouen a déclenché son plan blanc, face à la pénurie d’infirmiers, des urgences pédiatriques saturées à cause de la bronchiolite, dont l’épidémie aurait environ deux semaines d’avance selon l’équipe de l’hôpital. Idem à Bordeaux.

Aussi, un plan blanc peut être déclenché lors d’une catastrophe naturelle, un attentat, ou encore plus récemment la pandémie de Covid-19, voire une catastrophe industrielle.

Des critères précis existent néanmoins :

Augmentation de 20 % du nombre de passages aux urgences pendant trois jours consécutifs ou, 10 % du nombre de malades quotidiens sans solution d’hospitalisation pendant plus de huit heures, ou une situation analogue est observée dans le département.

En bref, en cas de crise, avec un afflux potentiel de patients, l’hôpital est en mesure de déclencher un plan blanc, afin d’assurer la continuité des services.

Il faut néanmoins que le directeur d’établissement en réfère à l’Agence régionale de santé (ARS) dont il dépend.

Le Premier ministre peut aussi déclencher le plan blanc.

Que se passe-t-il lors d’un plan blanc ?
Lors d’un plan blanc, l’hôpital peut mobiliser « l’ensemble des capacités humaines, logistiques et médicales de l’établissement, tout en adaptant la continuité et la qualité de la prise en charge », explique le ministère de la Santé.

D’abord, une cellule de crise se met en place.

Puis, concrètement, il est possible de rappeler du personnel sur le temps des congés ou des repos, d’ouvrir de nouveaux lits pour accueillir plus de patients, tout en assurant la continuité des soins des autres malades.

Des déprogrammations d’opérations ou de soins peuvent être effectuées, tout comme des transferts de patients vers des services qui sont moins sous tension.

Tout est mis en œuvre pour traverser la crise.

Le plan blanc peut aussi être élargi.

Dans ce cas, il permet de mobiliser toutes les ressources nécessaires à l’échelle d’un département.

Quand la situation est stabilisée, le plan blanc peut être levé par le directeur d’établissement.

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Crédit photo : Capture d’écran

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