Olivier Faure accuse Emmanuel Macron d’être un « propagateur de mensonges »

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a réagi à l’intervention du président de la République sur les motions de censure déposées après les recours successifs au 49.3

La colère monte entre les élus de gauche et le président.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a dénoncé vendredi les « inepties » du président Emmanuel Macron qui a affirmé mercredi que la Nupes était « main dans la main » avec le RN, l’accusant d’être « un propagateur de mensonges » comme Donald Trump.

Dans un entretien à Libération, le député de Seine-et-Marne a par ailleurs confirmé que le groupe PS à l’Assemblée ne signerait « pas des motions à répétition à chaque lecture » du texte sur le budget et le budget de la Sécurité sociale.

Interrogé sur les propos du président de la République mercredi soir, qui a dénoncé « le cynisme » et « le désordre » des oppositions, accusant la gauche de s’être mise « main dans la main avec le Rassemblement national », Olivier Faure a jugé qu’il fallait « beaucoup de cynisme pour énoncer de telles inepties ».

« Vérités alternatives »
« Je regrette qu’Emmanuel Macron, à force de rencontres avec Donald Trump, soit devenu propagateur de  »vérités alternatives », c’est-à-dire de mensonges », a-t-il asséné.

Jugeant « absolument fausses » les allégations selon lesquelles le texte de la motion de censure a été modifié pour qu’elle puisse être votée par le RN, le Premier secrétaire a critiqué, sans les nommer, ses opposants socialistes, dont certains ont répandu ces informations.

« Il y a des socialistes qui se sont fait une spécialité des coups bas.

Comment peuvent-ils prétendre prendre la direction d’un parti qu’ils discréditent à chaque intervention ? », a-t-il demandé.

« Divergence » avec LFI sur la 3e motion de censure
Enfin il a confirmé que le PS ne signerait pas la troisième motion de censure déposée mercredi par LFI, en réponse à la troisième utilisation de l’article 49.3 de la Constitution par le gouvernement sur le budget de la Sécu.

« Nous avons une divergence avec les Insoumis », a-t-il reconnu.

« Le gouvernement cherche à banaliser le 49.3 pour en faire un instrument de gestion ordinaire.

Nous ne voulons pas, parallèlement, banaliser la motion de censure qui doit demeurer un acte solennel », a-t-il expliqué.

Mais il souhaite « que la Nupes, tout ensemble, en dépose une sur le projet de loi de finances et sur celui de la Sécurité sociale au moment de la lecture définitive ».

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Crédit photo : Capture d’écran

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