Haut-Rhin: ils volent 200.000 euros de matériel pour rénover un centre de soins abandonné

 

Le matériel volé était stocké sur la commune de Stosswihr. Les trois hommes, interpellés ce mercredi, seront jugés lundi prochain en comparution immédiate.

 

Ils voulaient rénover sans autorisation un ancien centre de soins désaffecté dans le massif des Vosges: trois hommes vont être jugés pour avoir dérobé 200.000 euros de matériel et d’outillage, a annoncé jeudi le parquet de Colmar.

Les trois suspects ont été interpellés mercredi et seront jugés lundi en comparution immédiate pour vols avec effraction et en réunion, des faits passibles de 10 ans de prison, a indiqué la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

 

Des vols depuis août

Selon l’enquête des gendarmes du Haut-Rhin, les trois hommes s’adonnaient « de manière habituelle depuis août (…) à des vols (…) en de nombreux endroits du massif montagneux des Vosges, dans les départements du Haut-Rhin et des Vosges », a indiqué la magistrate dans un communiqué.

Parmi les objets volés: « outillage, tronçonneuse, échafaudage, fenêtres, poignées de portes, vêtements, motoneige, véhicule, fuel, matériel informatique, caméras de surveillance, ski et chaussures de ski, etc., » détaille la procureure.

Au total, « le préjudice est estimé à environ 200.000 euros ». Une vingtaine de victimes a été identifiée: des personnes physiques, des entreprises ainsi que des stations de ski, selon la magistrate.

 

Un lieu à l’abandon depuis 2011

Le matériel volé était stocké sur la commune de Stosswihr (Haut-Rhin), dans le site désaffecté de l’Altenberg, un ancien hôtel reconverti en sanatorium, puis en centre médico-diététique.

À l’abandon depuis 2011, le lieu est très prisé des amateurs d’exploration urbaine (« urbex ») qui le surnomment « la clinique du diable ».

Selon les éléments de l’enquête, « les mis en cause avaient entrepris, sans droits ni titre, des travaux de rénovation de ce site désaffecté comportant plusieurs bâtiments, dans un but non déterminé », indique la procureure.

Le parquet a requis leur placement en détention en attendant l’audience. Le juge des libertés et de la détention rendra ses décisions dans la soirée, selon Mme Sorita-Minard.

 

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crédit photo: capture d’écran

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