Changement d’heure 2022 : Dimanche, c’est le passage à l’heure d’hiver

A trois heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, il sera deux heures

L’été joue peut-être les prolongations, mais l’heure c’est l’heure.

Et la France devra se mettre dimanche à celle d’hiver.

A trois heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, il sera deux heures.

Il faudra donc penser à reculer horloges et autres réveils de soixante minutes, ce qui permettra à tous de profiter d’une heure de sommeil supplémentaire.

Après, prime aux lève-tôt : ils profiteront d’un peu plus de lumière au petit matin avec, en contrepartie, une nuit qui tombera plus tôt en fin de journée.

Particularité du système : il ne concerne pas les territoires d’Outre-mer qui ne changent jamais d’heure (à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon qui se cale sur le Canada voisin).

En effet, la plupart d’entre eux se trouvent sous des latitudes où les écarts d’ensoleillement sont faibles au long de l’année, contrairement à l’Europe.

Ce changement d’heure, instauré pour la première fois en 1916 avant d’être abandonné en 1944, a été réintroduit par un décret en septembre 1975.

Il se voulait provisoire et avait pour but de limiter la consommation d’énergie en plein choc pétrolier.

L’heure d’hiver vraiment salutaire ?
Avec le retour de la question des ressources énergétiques de manière brûlante en raison de la guerre en Ukraine et la multiplication des appels à la sobriété énergétique, le passage à l’heure d’hiver pourrait apparaître salutaire.

Mais l’est-il vraiment ? Dans les faits, le changement d’heure ne produit qu’un effet minime sur la consommation d’énergie.

Ainsi, en 2009, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), le passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été avait induit des gains en matière d’éclairage de l’ordre de 440 GWh, soit 0,07 % de la consommation d’électricité totale.

L’éclairage faisant appel à des moyens de production électrique en partie carbonés, ces économies représentaient un gain de l’ordre de 50.000 tonnes de CO2.

Mais depuis, cet effet a eu tendance à s’amoindrir du fait de la performance accrue des systèmes d’éclairage (ampoules basse consommation et LED).

En 2018, cette baisse n’était plus que de 351 GWh.

A l’horizon 2030, les économies d’énergie en matière d’éclairage sont estimées à 258 GWh par l’Ademe.

Sachant qu’en plus la majorité de la consommation d’énergie des ménages provient du chauffage et non de l’éclairage, les preuves d’économies d’énergie restent donc encore à démontrer.

Pire, une récente étude britannique affirme que supprimer le changement d’heure en octobre permettrait d’économiser 400 livres sterling (460 euros) par foyer et par an, car il ferait jour plus longtemps le soir, ce qui réduirait la demande aux heures de pointe.

A l’échelle mondiale, plusieurs pays, comme l’Argentine, la Tunisie, l’Égypte, la Turquie, la Russie ou l’Arménie ont déjà décidé d’abandonner les changements d’heure saisonniers.

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Crédit photo : Capture d’écran

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