Camille Chauvet retrouvée 11 ans après son kidnapping : sa mère n’a aucun regret

 

 

Priscilla Majani fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme, comme le révèle Le Parisien vendredi 16 septembre 2022. La mère de famille est accusée d’avoir enlevé sa fille avant de partir en cavale durant onze ans et elle n’a aucun regret.

Les faits remontent au 26 décembre 2010 lorsque Alain Chauvet laisse sa fille Camille à sa mère, Priscilla Majani. Alors que leurs relations sont tendues en général, ce jour-là s’est déroulé dans les meilleures conditions. Toutefois, ce fut la dernière fois que le père de famille a vu son ex-femme puisque, le 22 février 2011, Priscilla Majani est partie avec Camille, alors âgée de 5 ans. Elle s’est ensuite lancée dans une cavale qui a duré plus de dix ans. « Mon client a été bouffé, détruit, l’estomac en vrac et le sommeil fuyant, pollué par cette inquiétude lancinante de penser que sa fille est morte », décrit Me Olivier Ferri, l’avocat d’Alain Chauvet dans les colonnes du Parisien, vendredi 16 septembre 2022. Il a ensuite rappelé que le père de famille a attendu 4.014 jours avant de savoir ce qui était arrivé à sa fille. Aujourd’hui, Priscilla Majani fait face à la justice et elle a décidé de faire appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme. Face aux juges, la mère de Camille a affirmé n’avoir aucun regret concernant cette cavale.

 

Priscilla Majani, une mère kidnappeuse et transparente

Priscilla Majani n’a aucun regret et elle le fait savoir. Entendue par les juges, elle a d’abord expliqué avoir été « accueillie dans différents pays et différents lieux, jusqu’à ce que vers les 11-12 ans de Camille, on se stabilise en Suisse ». Si elle a utilisé un nom d’emprunt, la mère de Camille ajoute toutefois ne jamais avoir fait usage de faux documents. « Nous étions juste vigilantes à ne pas avoir un comportement qui puisse attirer l’attention », a-t-elle expliqué. Par la suite, c’est le procureur qui a pris la parole : « Vous avez méticuleusement préparé votre fuite, utilisé des téléphones dédiés, vendu votre voiture et soldé votre crédit immobilier. Vous n’avez aucune circonstance atténuante », a-t-il déclaré. Ce à quoi la principale concernée a rétorqué : « Je ne me tairai pas, quelles que soient les conséquences ! ». Selon ses propos, cette cavale était nécessaire puisqu’elle voulait protéger sa fille d’un père qui aurait abusé d’elle. « La plus belle chose que j’ai faite de ma vie, c’est de partir avec ma fille », a-t-elle lancé.

Les accusations de Priscilla Majani sont prises très au sérieux par la juge aux affaires familiales. Camille a été entendu à « trois reprises », précise-t-elle avant de rappeler les propos tenus par la jeune fille qui a évoqué des abus sexuels. « Il m’a fait tout le mal de la terre. Il est méchant. C’est maman qui m’a dit de dire ça », explique-t-elle d’abord avant d’évoquer le « zizi » que son papa lui aurait montré. Lors de sa seconde audition, Camille aurait ajouté que son papa lui aurait « mis son zizi dans les fesses. C’est tout froid », peut-on ensuite lire. Toutefois, le journal explique que, selon les experts, Camille est « gaie et s’exprime sur un ton ludique. Elle parle de manière récitative, comme si elle répétait quelque chose qu’on lui a demandé de dire ». De son côté, Alain Chauvet, qui avait livré un témoignage bouleversant, affirme n’avoir fait aucun mal à sa fille mais elle refuse toujours de le voir malgré qu’il ait tenté de prendre contact avec elle à travers des lettres plusieurs fois.

 

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crédit photo: capture d’écran

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