Le minimum vieillesse a été revalorisé : combien touchent les bénéficiaires désormais ?

 

Habituellement revalorisé le 1er janvier, le minimum vieillesse a connu cette année un second coup de pouce, le 16 août 2022. Après cette augmentation de 4 %, quel est le montant de cette prestation sociale ? On vous répond.

 

Quel est le montant du minimum vieillesse ? ​Cette question nous est posée par Jean-Paul. Une interrogation qui surgit alors que la loi pouvoir d’achat a récemment revalorisé cette aide de 4 %, avec effet rétroactif pour le mois du juillet.

 

Alors qu’est-ce que le minimum vieillesse ? Qui peut y prétendre ? Sous quelles conditions ? Pour quel montant au final ? Ouest-France vous répond.

Deux systèmes pour un même objectif

Avant d’évoquer le montant et les conditions d’attribution, il est nécessaire d’apporter quelques précisions sur cette prestation. Créé en 1956, le minimum vieillesse vise à garantir un niveau minimal de ressources aux personnes âgées de 65 ans ou plus (62 ans en cas d’invalidité ou inaptitude) disposant de faibles revenus​, explique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress) sur son site internet. Le dispositif est composé de deux allocations : une principale et une complémentaire appelée allocation supplémentaire du minimum vieillesse (ASV).

En 2006, le minimum vieillesse a quelque peu évolué avec la mise en place d’un système unique : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Lors de ce changement, les bénéficiaires ont pu continuer avec l’ancien dispositif ou changer pour le nouveau. Et les deux cohabitent encore. Les nouveaux demandeurs n’ont en revanche pas le choix, ils perçoivent l’Aspa. À noter que, dans les faits, on continue à parler de minimum vieillesse.

L’allocation est versée par les caisses de retraites, comme la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) ou la Mutualité sociale agricole (MSA)

 

Habituellement revalorisé le 1er janvier, le minimum vieillesse a connu cette année un second coup de pouce, le 16 août 2022. Après cette augmentation de 4 %, quel est le montant de cette prestation sociale ? On vous répond.

Quel est le montant du minimum vieillesse ? ​Cette question nous est posée par Jean-Paul. Une interrogation qui surgit alors que la loi pouvoir d’achat a récemment revalorisé cette aide de 4 %, avec effet rétroactif pour le mois du juillet.

Alors qu’est-ce que le minimum vieillesse ? Qui peut y prétendre ? Sous quelles conditions ? Pour quel montant au final ? Ouest-France vous répond.

Deux systèmes pour un même objectif

Avant d’évoquer le montant et les conditions d’attribution, il est nécessaire d’apporter quelques précisions sur cette prestation. Créé en 1956, le minimum vieillesse vise à garantir un niveau minimal de ressources aux personnes âgées de 65 ans ou plus (62 ans en cas d’invalidité ou inaptitude) disposant de faibles revenus​, explique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress) sur son site internet. Le dispositif est composé de deux allocations : une principale et une complémentaire appelée allocation supplémentaire du minimum vieillesse (ASV).

En 2006, le minimum vieillesse a quelque peu évolué avec la mise en place d’un système unique : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Lors de ce changement, les bénéficiaires ont pu continuer avec l’ancien dispositif ou changer pour le nouveau. Et les deux cohabitent encore. Les nouveaux demandeurs n’ont en revanche pas le choix, ils perçoivent l’Aspa. À noter que, dans les faits, on continue à parler de minimum vieillesse.

L’allocation est versée par les caisses de retraites, comme la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) ou la Mutualité sociale agricole (MSA)

Tout le monde ne peut être bénéficiaire de l’Aspa : il s’agit d’une aide conditionnée. Comme précisé plus haut, il faut tout d’abord être âgé de 65 ans ou plus. Plusieurs catégories de personnes bénéficient d’un abaissement de cet âge au niveau de celui de départ en retraite, c’est-à-dire 62 ans pour les personnes nées à partir de 1955. Les personnes reconnues inaptes au travail, les anciens prisonniers de guerres, celles justifiant d’une incapacité permanente au moins égale à 50 % sont, entre autres, concernées par cet abaissement d’âge. La liste complète et les conditions sont disponibles sur le site service-public.fr.

Les étrangers peuvent aussi y prétendre

Autre condition d’accès au minimum vieillesse : les demandeurs sont tenus de résider en France (métropole ou territoires d’Outre-mer) de manière stable. Cette condition est remplie si vous avez votre foyer permanent en France ​ou si vous séjournez en France pendant plus de six mois (ou 180 jours) l’année concernée​, peut-on lire sur service-public.fr.

Les étrangers peuvent bénéficier de cette aide, aux mêmes conditions de résidence, mais doivent également justifier de leur statut, comme celui de réfugié, d’apatride ou encore d’ancien combattant pour la France. L’ensemble des situations donnant droit à cette allocation sont détaillées sur le site service-public.fr.

 

Le versement de l’Aspa est également conditionné aux revenus. Pour une personne seule, ils ne doivent pas dépasser 953,45 € mensuels. Pour un couple, le plafond est fixé à 1 480,24 € par mois. Dans les deux cas, les revenus sont évalués sur les trois mois qui précèdent le point de départ de l’Aspa. S’ils dépassent le montant maximum, ce sont vos revenus des 12 mois précédents qui sont pris en compte​.

Un recouvrement possible après le décès

Attention, cette prestation est dite différentielle, c’est-à-dire qu’elle complète le revenu des allocataires, pour leur assurer un montant de ressources​, souligne la Dress. Autrement dit, lorsque vous avez des revenus, vous ne percevez pas la totalité de l’allocation, mais seulement la différence entre ce que vous touchez et le montant maximum de l’allocation. Par exemple, si vos revenus sont de 800 € par mois, vous bénéficierez de 153,45 € par mois d’aide (953,45 – 800 €).

Lors du décès d’un bénéficiaire du minimum vieillesse, les sommes versées au titre de l’Aspa peuvent faire l’objet d’un recouvrement. C’est le cas si l’actif net de la succession (c’est-à-dire le montant du patrimoine moins les dettes) est au moins égal à 39 000 € ».

Dans les territoires d’Outre-mer, ce montant est fixé à 100 000 €. Lorsque les sommes sont inférieures, il n’y a pas de recouvrement.

 

Source:
crédit photo: capture d’écran

%d blogueurs aiment cette page :