Mort de la reine Elizabeth II : Pourquoi les corgis peuvent dire un grand merci à la « Queen » ?

Elizabeth II, surnommée la « Reine des corgis » par les éleveurs, a nettement contribué à la popularisation de la race

La reine d’Angleterre, Elizabeth II, est décédée le 8 septembre à l’âge de 96 ans, après soixante-dix ans de règne.

Véritable amoureuse des animaux, Elizabeth II s’était notamment passionnée pour les corgis et en a possédé près d’une trentaine au cours de sa vie.

Une passion qui a largement contribué à la popularisation de la race. Films, séries, publicités… En quelques années, le corgi est devenu une star à part entière.

Autant être transparent d’emblée, cet article n’aura rien d’objectif : son autrice est elle-même propriétaire d’un petit corgi (oui, le tout mignon, là, en photo, juste au-dessus).

On sait donc de quoi on parle quand on vous dit que pour les propriétaires de corgis, difficile de faire une seule promenade sans entendre « regarde, c’est le chien de la reine ».

Et pour cause, la race – originaire du Pays de Galles – a été largement popularisée par Elizabeth II, qui en a possédé plus d’une trentaine au cours de sa vie.

Aperçus aux côtés de sa Majesté lors de déplacements officiels, de voyages à l’étranger ou de réceptions à Buckingham Palace, les corgis sont devenus indissociables de son image.

Et peuvent aujourd’hui lui adresser un grand merci, en supposant que ce mot existe dans le langage canin.

De Susan à Wilow
En 1933, la jeune Elizabeth n’a que 9 ans quand son père, le roi George VI, ramène au palais Dookie, un corgi de quelques mois.

Le coup de foudre est immédiat envers cette race qui tire son nom du celtique « Cor gi », signifiant « chien nain ». Dix ans plus tard, pour son 18e anniversaire, Elizabeth, devenue héritière du trône, se voit offrir son propre chien – corgi –, Susan.

Un cadeau qui marquera le début d’une longue lignée royale. Les décennies passent et en avril 2018, c’est le coup dur pour sa Majesté qui perd Wilow, dernier descendant de cette dynastie canine.

Trois ans plus tard, en 2021, Elizabeth II décide d’acquérir deux nouveaux chiots, Muick et Sandy, un réconfort au moment où son époux Philip décède.

Mais soixante-dix ans de règne, c’est long, et le prestige des corgis – comme de la monarchie, d’ailleurs – a connu ses hauts et ses bas.

Selon le très prestigieux Kennel Club, une association cynologique britannique, la popularité de la race a bondi de 56 % après l’arrivée de Susan, le corgi offert à Elizabeth II à sa majorité, avant d’atteindre son apogée après son couronnement.

« Après cette « heure de gloire », la popularité de la race a chuté », explique l’association sur son site.

Des stars des petits écrans
La renaissance se fera bien plus tard, à travers le cinéma, la télévision et la publicité.

En 2012, dans une vidéo tournée pour l’ouverture des Jeux olympiques d’été à Londres, l’un des corgis royaux apparaît aux côtés de la reine et de James Bond – interprété par Daniel Craig.

En 2017, c’est la série The Crown qui donne un nouveau coup d’accélérateur.

Après la diffusion de la première saison, les naissances de chiots Corgi Pembroke augmentent de 16 %, puis de 47 % en 2018, après la deuxième saison très attendue, selon le Kennel club, qui a pu retirer la race de la liste de celles en danger d’extinction.

Et le phénomène ne s’est pas arrêté là : citons pêle-mêle le dessin animé Royal Corgis, la série à succès La chronique de Bridgerton et, plus récemment, un emoji représentant un corgi, coiffé d’une couronne violette, crée sur Twitter à l’occasion du jubilé de la reine en juin 2022.

« Elle a été précurseur de la race.

Quelque part, la boucle est bouclée.

La reine n’est plus là, mais les corgis seront toujours les chiens de la reine », explique Adeline, qui gère un élevage dans le Tarn, « Les croisades de Tyam ».

« J’ai reçu 400 coups de téléphone pour une seule portée »

Résultat, les éleveurs croulent sous les demandes, notamment dans l’Hexagone.

« Il y a une dizaine d’années, on était seulement une dizaine d’éleveurs en France, aujourd’hui, près d’une centaine.

Et on est toujours débordé », explique Jocelyne, propriétaire de l’élevage « La Caverne des Anges », dans l’Yonne. Et elle n’est pas la seule.

« L’an dernier, j’ai reçu 400 coups de téléphone pour une seule portée, les gens réservaient le chiot dix mois avant.

C’était hallucinant », raconte Sandrine, propriétaire de l’élevage « Du Royaume des Anges de Lylu ».

Si la reine s’en est allée, les corgis, eux, ont encore quelques belles années devant eux, selon les spécialistes.

« Dans les mois à venir, ça ne va pas se calmer, je pense même qu’on va recevoir encore plus de demandes », ajoute l’éleveuse.

« On est presque dans une dimension historique. Ça restera toujours les chiens de la reine », complète Adeline.

A Buckingham Palace, donc, fini les corgis – et leurs célèbres fesses fluffy –. Muick et Sandy, les deux derniers compagnons à quatre pattes d’Elizabeth II, ont été adoptés par son fils, le prince Andrew – qui les lui a offerts d’ailleurs -.

Ce sont les deux Jack Russel du roi Charles III et de Camilla, Beth et Bluebell, qui devraient donc logiquement prendre leur place.

Mais à 20 Minutes, on planche sur une autre théorie.

Et si les Cavalier King Charles devenaient les nouveaux compagnons officiels de la maison Windsor ? (Vous l’avez ?).

Allez, ça mérite bien un petit « God save the Corgi ».

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Crédit photo : Capture d’écran

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