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Bébé empoisonné à Lyon : les pratiques douteuses de la crèche dénoncées par une ancienne employée

 

Vendredi 24 juin 2022, une auxiliaire puéricultrice a avoué avoir empoisonné un bébé dans une crèche à Lyon parce qu’il pleurait trop, révélait Le Parisien. Vendredi 1er juillet 2022, une ancienne salariée du groupe privé People & Baby a livré à Actu Lyon un témoignage glaçant sur les pratiques douteuses de la crèche.

C’est une histoire sordide que Le Parisien a relayée vendredi 24 juin 2022 dans la rubrique « faits divers » de son site Internet. Mercredi 22 juin 2022, un bébé âgé de seulement 11 mois est mort dans une crèche située dans le 3e arrondissement de Lyon. Deux jours plus tard, le vendredi 24 juin 2022, une auxiliaire puéricultrice qui travaillait au sein de l’établissement a avoué avoir empoisonné la fillette en lui faisant ingérer un produit toxique parce qu’elle pleurait trop. Si une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte par les autorités compétentes, les circonstances du drame ont été détaillées par nos confrères. Ainsi, la petite fille a été découverte inconsciente dans les locaux de la crèche privée, avant d’être transférée en urgence à l’hôpital de Bron par les pompiers. « Malgré les tentatives de réanimation engagées », le bébé est décédé là où il a été emmené par l’équipe médicale, comme l’a expliqué le parquet de Lyon au quotidien Le Progrès, le 24 juin 2022.

 

Moisissures sur les murs, conjonctivites à répétition…

Depuis le drame, de nombreux témoignages à l’encontre de People & Baby affluent dans les médias. Le groupe dispose de 700 crèches en France, comme l’a rapporté Actu Lyon, vendredi 1er juillet 2022. Une ancienne salariée prénommée Sandra a dénoncé « une maltraitance quotidienne » au sein de l’établissement dans lequel elle travaillait, à Francheville. Elle a démissionné en février 2022. « Sur une structure pouvant accueillir 16 enfants, on en avait 18 à charge. Ma directrice n’était jamais là. On travaillait à la chaîne, sans avoir le temps d’interagir avec les bébés ou d’avoir des attentions particulières. La nourriture était rationnée, on était obligés de couper des parts en trois ou en quatre car il n’y en avait pas assez. C’était indécent », a-t-elle confié à nos confrères.
« Il y a une vraie négligence du personnel »

Une fois, il y a eu un dégât des eaux usées dans l’établissement. « C’était nauséabond et toxique. On nous a d’abord demandés à nous, les employés, de nettoyer. On nous a forcés à ouvrir alors que l’établissement n’était absolument pas en condition. Puis on a caché aux parents ce qu’il s’était passé, en parlant seulement d’un dégât des eaux. Beaucoup d’enfants ont chopé des conjonctivites à répétition, des moisissures étaient présentes sur les murs… C’était apocalyptique », a-t-elle continué. Pour elle, « ce sont des crèches à business ». Toujours à Actu Lyon, elle a dénoncé les conditions de travail. « On est traitées comme des moins que rien, payées 1 100 euros par mois. Il y a un turnover énorme, on est toutes à bout. Cela n’excuse en rien son geste immonde, mais ça peut peut-être l’expliquer. Il y a une vraie négligence du personnel. Ces gens, il faut qu’ils ferment leurs crèches ! » a-t-elle déploré. Comme elle, deux autres collègues ont démissionné pour les mêmes raisons. « Moi, ils m’ont dégoûtée de la petite enfance », a-t-elle conclu.

 

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crédit photo: capture d’écran

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