« Il n’y avait que du pain »: des élèves franciliens privés de repas à la cantine à cause de stocks insuffisants

Au collège André Maurois de Neuilly-sur-Seine, tout ne s’est pas passé comme prévu à la cantine cette semaine. Lors d’une pause-déjeuner du midi, une trentaine d’élèves n’ont pas pu bénéficier de leur repas habituel à la cantine, faute de stocks suffisants pour tous les élèves.

 

Sept collèges concernés
« Il n’y avait que du pain ou certaines personnes ont mangé que leur yaourt. Au tout début, il y avait de la viande et du poisson, mais ceux qui étaient à la fin, ils avaient très faim et on a rien mangé », témoigne une élève du collège au micro de BFM Paris-Ile-de France.

Les élèves concernés ont dû retourner en classe le ventre vide ou presque. Ce n’est qu’en milieu d’après-midi vers 15 heures, que des condiments supplémentaires sont arrivés. Une portion de raviolis a été distribuée à chaque élève n’ayant pas reçu son repas du midi.

Le collège André Maurois n’est pas le seul touché par ces problèmes dans le département depuis le début de la rentrée scolaire. Au total, ce sont sept collèges des Haut-de-Seine qui connaissent des dysfonctionnements similaires

 

Sodexo s’explique

Ces sept établissements sont tous fournis par le groupe de restauration Sodexo. Interrogé, ce dernier met en avant un problème d’organisation lié au nouveau système de réservation des repas. Les parents doivent désormais inscrire leurs enfants à la cantine à partir du site du conseil départemental.
« Nous rencontrons des difficultés dans certains collèges liés notamment au fait d’une inscription tardive des collégiens par les parents. Il est donc parfois difficile d’estimer au jour le jour le nombre exact d’enfants qui déjeunent », justifie le groupe de restauration.

Sodexo pointe également du doigt des problèmes de recrutement de personnel en raison d’une pénurie de main d’oeuvre dans le secteur.

 

Des parents agacés

Ces problèmes à répétition agacent fortement les parents d’élèves. Face à cette situation, certains d’entre eux ont choisi de retirer leur enfant de la cantine. Une décision qui n’est pourtant pas forcément idéale, en particulier pour les parents qui travaillent.
« C’est pas quelque chose qui peut être pérenne, ils ont besoin de ce service, c’est une mission de service public », rappelle Laurent Zemeczkowski, vice-président de la fédération des parents d’élèves auprès de BFM Paris Ile de France.

L’organisation des cantines est toutefois surveillée de près par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine, chargé de la gestion des collèges. La vice-présidente du Département chargée de l’Éducation assure que près d’un quart des établissements sont visités tous les jours.

« Si ça dysfonctionne, on se déplace immédiatement et tant que tout ne sera pas rentré dans l’ordre, il y aura des visites chaque jour », assure Nathalie Leandri à BFM Paris-Ile-de-France.

 

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crédit photo: capture d’écran

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