Paris : l’auxiliaire de vie aurait dépouillé onze patients très âgés à leurs domiciles

 

. Les juges ont décidé de renvoyer l’audience au 21 octobre. Dans l’attente, la trentenaire a été remise en liberté sous contrôle judiciaire avec une interdiction d’exercer sa profession. « La prochaine fois qu’on vous reprend à voler des personnes vulnérables ce sera le mandat de dépôt », prévient la présidente. L’affaire commence en février 2022 lorsque les fonctionnaires du commissariat du XVIe arrondissement de la capitale reçoivent une plainte d’un organisme spécialisé dans l’aide à domicile. Le responsable confie ses doutes concernant une employée qu’il soupçonne d’avoir volé une patiente. « En fait, ils ont été alertés par une famille qui a décidé de se passer de leur service après la découverte d’un vol commis chez leur mère très âgée », précise une source proche du dossier. Dix femmes et un homme tous vulnérables Les enquêteurs recherchent des plaintes similaires et découvrent dix femmes et un homme, tous très âgées, qui se sont fait voler, des bijoux, un manteau en vison, un foulard Hermès, un sac de marque etc.

 

Le préjudice qui n’a pas été établi avec précision s’élèverait au moins à plusieurs dizaines de milliers d’euros. L’étau se resserre autour de cette suspecte déjà condamnée pour des faits similaires en 2018 à Bobigny. La juridiction n’avait pas inscrit cette peine sur son casier judiciaire pour lui permettre de continuer à travailler. Cette mère de famille d’origine tunisienne qui s’occupe d’un enfant autiste, âgé de 3 ans, a été interpellée à son domicile de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) en milieu de semaine avant d’être placée en garde à vue à l’hôtel de police. Elle conteste totalement les faits qui lui sont reprochés. « Je ne comprends pas comment on peut m’accuser d’autant de faits à Levallois alors que je n’y ai travaillé qu’une fois dans ma vie », assure-t-elle en sanglots. Cette petite femme aux cheveux noirs exerce son activité dans l’aide à la personne depuis 2014. Elle soutient qu’elle est victime d’un complot, ourdi par son employeur. Ce dernier aurait décidé de la dénoncer alors qu’elle venait d’entrer en conflit avec la structure. Son équilibre mental est précaire et elle est suivie au centre municipal psychiatrique de sa commune qui révèle qu’elle est dépressive et très fragile. « Je voudrais pouvoir continuer à m’occuper de mon enfant », ajoute-t-elle. Un complément d’enquête prévu Le tribunal a ordonné un complément d’enquête pour identifier d’éventuelles autres victimes et vérifier si la prévenue ne s’est pas rendue auprès de deux boutiques de rachat d’or pour vendre des bijoux volés. Son avocate, Me Johanne Sfaoui rappelle que « sa cliente est férue de vente d’objets et de vêtements d’occasion ce qui explique les mouvements sur son compte qui n’ont rien d’obscurs ».

 

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crédit photo: capture d’écran

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