Sexe an@l : ces risques pour la santé des femmes pointés du doigt par des médecins

 

 

La pénétration anale est une pratique de plus en plus courante au sein des couples hétérosexuels. Mais elle ne serait pas sans risques, notamment pour les femmes, selon plusieurs médecins.

53% : c’est la proportion de femmes ayant déjà testé au moins une fois le sexe anal, selon un sondage Ifop* réalisé en 2019. Depuis les années 1970, ce chiffre aurait même été multiplié par quatre. Mais cette pratique est-elle sans danger pour les femmes ? Non, selon deux chirurgiennes qui tiennent à mettre en garde.
Douleurs, saignements… Quels sont les risques du sexe anal pour les femmes ?

C’est dans un éditorial, publié sur le site du British Medical Journal le 11 août dernier, que Tabitha Gana et Lesley Hunt se sont exprimées. Elles alertent sur les risques de « douleurs », de « saignements » ainsi que de « fissures anales ». En effet, les femmes auraient des « sphincters anaux moins robustes » que les hommes : les dommages causés par la pénétration anale peuvent donc être « plus conséquents ».

 

La population féminine serait également plus sujette à des « lésions du sphincter anal », qui pourraient provoquer une « incontinence fécale ». Pour Tabitha Gana et Lesley Hunt, la pénétration anale peut donc être assimilée à un « traumatisme », d’autant plus si le rapport est « forcé ». Or, les risques pour la santé des femmes sont tels qu’ils peuvent entraîner bien d’autres complications.
Sexe anal : il pourrait être un vecteur de maladies sexuellement transmissibles

« L’absence de sécrétions vaginales, l’augmentation des abrasions traumatiques et l’utilisation moins fréquente de préservatifs augmentent le risque de maladies sexuellement transmissibles et de malignité anale » indiquent ainsi les deux spécialistes. Afin de prévenir ces potentielles conséquences de la sodomie, Tabitha Gana et Lesley Hunt invitent les professionnels de santé, et notamment les médecins généralistes, à ne plus hésiter à aborder le sujet lors des consultations.

« Les cliniciens peuvent avoir peur de ces discussions, influencés par les tabous de la société » expliquent les chirurgiennes. Selon elles, le manque de communication autour du sexe anal pourrait avoir de nombreuses répercussions : cela « expose les femmes à des diagnostics manqués, à des traitements futiles et à d’autres préjudices résultant d’un manque de conseils médicaux ». Elles plaident donc pour des « conversations ouvertes, neutres et sans jugement », afin que toutes les femmes puissent recevoir les informations nécessaires pour « faire des choix éclairés en matière de sexualité ».

* Étude Ifop pour ELLE, réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 janvier 2019 auprès d’un échantillon de 1.007 femmes représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

 

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crédit photo: capture d’écran

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