Ain : un foyer de grippe aviaire déclaré, 10 600 canards abattus

La suspicion d’infection fait suite à un constat de mortalités anormales parmi les canards de l’élevage. Une enquête épidémiologique est en cours pour établir l’origine de la contamination.

 

Un élevage entièrement décimé. 10 600 canards ont été abattus après qu’un foyer de grippe aviaire a été déclaré dans un élevage de l’Ain, a annoncé dimanche 28 août à l’AFP la préfecture du département. « Les services de l’État (direction départementale de la protection des populations) de l’Ain ont mis en évidence un foyer d’influenza aviaire dû à une souche du virus H5N1 dans un élevage de canard situé à Saint Nizier-le-Désert », a signalé l’administration préfectorale dans un communiqué.

 

« L’ensemble des canards de l’élevage a été abattu, soit 10 600 canards », a-t-elle poursuivi. La suspicion d’infection fait suite à un constat de mortalités anormales parmi les canards de l’élevage et une enquête épidémiologique est en cours pour connaître l’origine de la contamination. Conformément aux règles de gestion sanitaire, le foyer a été « dépeuplé » et « désinfecté ». Une zone de protection (3 km autour du foyer) et une zone de surveillance et de lutte (10 km autour du foyer) ont été prises conformément à la réglementation, a souligné la préfecture.

« Afin de maîtriser le risque de diffusion du virus, les mouvements de volaille sont interdits dans ces zones où des mesures sanitaires strictes doivent être observées » dans les communes concernées. La préfecture de l’Ain a assuré que les services de l’État sont mobilisés aux côtés de l’éleveur qui sera indemnisé des pertes subies. Les services de l’État « appellent l’ensemble des filières professionnelles, les chasseurs et les particuliers détenteurs de basses-cours à respecter strictement les mesures de protection contre l’influenza aviaire et à déclarer sans délai toute suspicion dont les mortalités anormales en élevage », a conclu la préfecture. Pour lutter contre cet épisode de grippe aviaire particulièrement sévère, débuté en novembre dernier, le ministère de l’Agriculture a annoncé fin juillet que près de 460 millions d’euros d’aides allaient être déployés pour dédommager les acteurs touchés.

 

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crédit photo: capture d’écran

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