Fournitures scolaires : l’UFC-Que Choisir alerte sur la présence de substances nocives pour la santé

Des composés toxiques seraient présents dans 40 % des fournitures analysées par l’association de consommateurs

Ce jeudi, l’UFC-Que Choisir publie les résultats d’un test comparatif révélant la présence de substances toxiques dans 40 % des fournitures scolaires analysées.

Dans 36 articles, allant des crayons de couleur aux cartouches d’encre, ont été retrouvés des composés cancérigènes, allergisants et même des perturbateurs endocriniens.

Avec l’Anses, l’UFC-Que Choisir demande aux autorités européennes « d’étendre sans délai à toutes les fournitures scolaires la réglementation protectrice qui s’applique aux jouets ».

A quelques jours de la rentrée scolaire, voici une nouvelle qui risque d’inquiéter les parents. L’UFC-Que Choisir alerte ce jeudi sur les résultats alarmants d’un test comparatif concernant les fournitures scolaires.

Ce dernier révèle la présence de composés toxiques, cancérigènes allergisants ou de perturbateurs endocriniens dans 40 % d’entre elles.

Stylos-billes et rollers, cartouches d’encre, surligneurs, feutres et crayons de couleurs… l’UFC-Que Choisir a recherché ces molécules nocives dans un échantillon de 36 fournitures les plus présentes dans les rayons.

Des références précises dans le viseur de l’association
« Nous avions déjà lancé une première alerte sur les fournitures scolaires il y a six ans, après avoir fait un test aux résultats catastrophiques.

Aujourd’hui, on se rend compte que les autorités et les fabricants n’ont pas du tout fait d’efforts », déplore Elisabeth Chesnais, journaliste à Que Choisir.

C’est donc une seconde alerte que lance l’association.

Parmi les fournitures scolaires testées se trouvent tout d’abord les encres. Dans la moitié des cartouches testées, on retrouve des allergènes, notamment les isothiazolinones.

Ces agents conservateurs, utilisés dans les produits cosmétiques, détergents, lessives et peintures, peuvent provoquer des dermites allergiques de contact.

Parmi les références qui en contiennent « avec des teneurs particulièrement élevées », figurent l’encre des « Stabilo Boss « Original Fluo » », des stylo-billes effaçables « Pilot « Kleer » noirs » et des stylos-roller « Pilot « Frixion medium » ».

Constat aussi alarmant dans les encres de 4 stylos-billes sur les 6 testés par l’association, puisque des substances cancérigènes ont été retrouvées. Sont concernés le « Big « Cristal original » noirs », le « paper Mate « Inkjoy » bleus » et le « pack éco noir » acheté chez B & M.

Côté perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir pointe du doigt le vernis des crayons de couleur Cultura, puisque la présence d’un « phtalate figurant dans la liste européenne des substances extrêmement préoccupantes » a été identifiée.

« Les marques ne sont pas soumises aux réglementations »
Il est pourtant possible de fabriquer de l’encre ou des crayons de couleur sans substance nocive.

L’UFC-Que Choisir a recensé plusieurs fournitures saines (ou presque), tels que les surligneurs à réservoir plat jaune Amazon ‘Basics, les feutres « Crayola « Ultra-lavables » » ou les crayons de couleur « Bic « Kids évolution » ».

Rendez-vous sur le test comparatif réalisé par l’association pour connaître le résultat de toutes les fournitures analysées.

« Lorsqu’on les sollicite, les grandes marques répondent qu’elles n’ont pas à informer des éventuelles substances toxiques puisqu’elles ne sont pas soumises aux réglementations », précise Elisabeth Chesnais.

Alors l’UFC-Que Choisir, rejointe par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), demande aux autorités européennes « d’étendre sans délai à toutes les fournitures scolaires laréglementation protectrice qui s’applique aux jouets », selon un communiqué de l’association.

Une réglementation « qui s’applique déjà aux crayons de couleur », souligne la journaliste.

En attendant, l’association « déconseille aux parents de mettre des stylo-billes dans les mains des enfants ».

De plus, elle rappelle que « les articles de marques distributeurs (MDD), (qui obtiennent) par rapport aux produits de grandes marques des notes comparables voire meilleures pour certains articles, (…) peuvent, à l’occasion, avoir de réels atouts ».

Entre autres les surligneurs « Esquisse » Leclerc et les feutres medium et les recharges pour rollers effaçables noirs de la marque Carrefour.

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Crédit photo : Capture d’écran

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