Mariages : Pourquoi se dire oui en 2023 risque d’être plus compliqué que prévu ?

Les couples qui veulent passer davant le maire en 2023 seront très nombreux et risquent de rencontrer quelques complications

Les cérémonies de mariage initialement prévues pour 2020, 2021 et 2022 qui n’ont pas pu être maintenues, ont été reportées à 2023.
D’où un phénomène d’embouteillage qui complique l’organisation des futurs mariés.
Prestataires déjà tous bookés, manque de personnel, hausse des prix… Voilà les désagréments qui sont à prévoir pour arriver à se dire oui en 2023.
Préparez-vous à recevoir au moins un carton d’invitation pour l’année prochaine.

En 2023, le nombre de mariages devrait atteindre celui de 300.000, selon Clément Tournier, président de l’ Union des professionnels solidaires de l’événementiel.

Du jamais-vu, assure-t-il : « De 2010 à 2018, on a oscillé entre 200 et 230.000 mariages ».

L’année 2020 compte, elle, 154.000 mariages célébrés d’après l’ Insee, un nombre historiquement bas en raison de la pandémie.

Les couples ont-ils gagné en romantisme depuis ? Les périodes de confinement les ont-elles motivés à se jurer fidélité pour le restant de leur jour ? Qui sait.

Ce qui est sûr, c’est que les cérémonies initialement prévues pour 2020, 2021 et 2022 qui n’ont pas pu être maintenues, ont été reportées à 2023.

Un effet embouteillage qui n’est pas sans compliquer l’organisation des futurs époux qui, pour la plupart, sont sur une longue liste d’attente pour réserver leurs prestataires.

Autre mauvaise surprise : les professionnels du secteur ont dû augmenter leurs tarifs en raison de l’inflation. 20 Minutes vous détaille ces galères à prévoir.

Des prestataires déjà bookés
« Salon du mariage, communication…

C’est la première année depuis 2019 qu’il y a un prospecting normal », soulève David Alferez, photographe et vidéaste de mariages, codirigeant de la société Vanessa & David.

Cette année, les couples n’ont donc plus hésité à réserver.

Et si la machine s’est vite relancée, les prestataires manquent de créneaux disponibles et souffrent souvent d’une pénurie de personnel.

Une situation qui incite les couples à se décider beaucoup plus rapidement qu’avant.

« Ils essuient tellement de refus que lorsqu’un un prestataire est disponible, ils signent quasiment immédiatement après le rendez-vous téléphonique », assure David Alferez.

Concernant les lieux pour faire la fiesta, beaucoup de demandes aussi, mais un nombre limité de salles. « Beaucoup d’entre elles ont fermé après le Covid.

Les châteaux, notamment, vivaient avec les recettes des mariages », explique David Alferez. Pourtant, « les gens sont prêts à mettre plus cher pour avoir la salle qu’ils désirent, ou à attendre un an de plus, plutôt que de se rabattre par un autre lieu par défaut », souligne le photographe.

Une hausse des prix
Autre point noir : l’aspect financier.

Si les photographes n’ont « pas augmenté leurs tarifs », d’après David Alferez, ce n’est notamment pas le cas des traiteurs, fleuristes, décorateurs et DJs.

Et si Pauline Lohéac, fondatrice et directrice de l’agence de wedding planner La Fabrique des Instants ne peut pas encore chiffrer l’augmentation pratiquée chez les différents prestataires, elle confirme le gonflement des tarifs.

« L’inflation, tout le monde la subit », constate-t-elle.

Hausse du prix de l’énergie, du carburant, de l’alimentation, la conjoncture économique actuelle pèse sur les professionnels.

Un phénomène qui met à mal le budget des couples.

« De 2021 à 2022, la note globale pour un couple de futurs mariés a augmenté entre 2.000 et 5.000 euros, précise Pauline Lohéac.

Au lieu de payer 45.000 euros, les couples ont payé entre 47.000 et 50.000 euros » .

Et d’après la cheffe d’entreprise, les futurs mariés continueront à subir la hausse des tarifs sur 2023.

Nécessité de s’adapter
De plus, on assiste à un rallongement de la période des mariages. « Avant le covid, les mariages se célébraient de mai à septembre.

Maintenant, la période commence dès mars pour se terminer fin octobre. De plus, la fête ne se déroule plus forcément le week-end. « Le Covid a changé les mentalités.

Désormais, les gens se marient en semaine, notamment le mercredi ou le vendredi », explique David Alferez. Un choix intéressant financièrement, d’après l’autoentrepreneur : « Traiteur, photographe, DJ, salle… L’enveloppe globale est 20 à 30 % moins cher ».

Côté prestations, d’autres timides alternatives existent pour limiter les effets de l’inflation.

Et c’est en partie le rôle des wedding planners d’en trouver pour ses clients. « Nous avons un rôle de conseil.

Par exemple, nous allons chercher les fleurs les moins chères », explique Marine Laurent, wedding planner chez Jules & moi.

Les professionnels, eux aussi, doivent se réinventer.

« Dans plusieurs mariages, on utilise plus aucun verre en plastique, mais des verres consignés », illustre David Alferez.

Et certains couples ont tout simplement « réduit la jauge pour équilibrer », d’après Clément Tournier.

Car les professionnels le confirment : malgré les obstacles, les Français ne comptent pas abandonner leurs projets de mariage l’année prochaine.

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Crédit photo : capture d’écran

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