Ses locataires ne paient pas, elle est forcée de dormir dans sa voiture.C’est honteux

 

Sur l’île de La Réunion, une propriétaire de 54 ans est obligée de dormir dans sa voiture, car les locataires de son logement ne souhaitent pas le quitter. Depuis novembre 2021, elle ne reçoit en outre plus de loyer.

Depuis le mois de février, Anasthasie est contrainte de dormir dans sa voiture. Pourtant, cette femme de 54 ans est propriétaire d’une maison sur l’île de La Réunion. Une maison occupée aujourd’hui par un couple et leurs deux enfants, rapportent nos confrères de L’info.re, vendredi 12 août. Or, depuis novembre 2021, ces locataires, confrontés à des difficultés financières, ne paient plus leur loyer. Anasthasie a donc décidé de les poursuivre en justice.

Jusqu’en février dernier, Anasthasie vivait en métropole. La quinquagénaire décide de retourner sur son île pour assister à son audience. Elle obtient gain de cause lors de son procès et les locataires sont condamnés à lui payer les loyers dus. Le juge leur donne jusqu’au 23 juin pour libérer la maison. Le couple demande alors un délai supplémentaire de cinq à huit mois pour se trouver un logement, ce qui leur a été refusé.

 

Elle doit rembourser son crédit et financer les études de son fils

Or, début juillet, la famille n’a toujours pas quitté sa maison. Depuis que ses locataires ont cessé de lui verser leur loyer qui lui servait de complément de revenus, Anasthasie se retrouve dans une situation financière compliquée. Désormais sans emploi, elle ne peut en outre pas bénéficier des aides de l’État, car elle est propriétaire. En plus de devoir rembourser le crédit de sa maison, la quinquagénaire doit aussi financer les études de son fils. Dans l’incapacité de se loger, Anasthasie n’a donc pas d’autre solution que de dormir dans sa voiture, de dormir dans la rue ou bien d’être hébergée par le 115.

Face au refus des locataires de respecter l’ordre d’expulsion, un huissier de justice a transmis une réquisition de concours de force publique à la préfecture. L’État doit donc trouver un logement pour la famille et l’expulser de la maison de Saint-Paul d’ici début septembre. Si un logement n’est toujours pas trouvé d’ici là, c’est Anasthasie qui sera relogée aux frais de l’État jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. De son côté, la famille a assuré à nos confrères « mettre tout en œuvre pour quitter les lieux » et être en attente d’une décision de bailleurs sociaux

 

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crédit photo: capture d’écran

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