Ces substances omniprésentes dans nos maisons seraient liées à un risque de cancer du foie

 

Les PFAS sont des substances chimiques que l’on peut retrouver jusque dans nos habitations. Elles ne sont pourtant pas sans danger : c’est ce qu’affirme une nouvelle étude, qui les associe à un risque plus élevé de développer un cancer du foie.

Cosmétiques, textiles, emballages alimentaires… Saviez-vous que tous ces objets du quotidien contiennent de nombreux produits chimiques ? Ils sont particulièrement riches en PFAS, pour substances perfluokarylées et polyfluokarylées. Selon une nouvelle étude, elles seraient associées à une augmentation des cas de cancer du foie.

 

PFAS : une exposition courante augmenterait les risques de cancer du foie

Les conclusions des chercheurs de la Keck School of Medicine of USC (Los Angeles, États-Unis) ont été publiées dans la revue JHEP Reports le 8 août dernier. Ils ont analysé des échantillons de sang et de tissus prélevés chez 50 patients ayant eu un cancer du foie. Ils ont été comparés à 50 autres, issus d’une vaste étude de cohorte multiethnique.

Le constat est sans appel : plus l’exposition aux PFAS, et en particulier au sulfonate de perfluorooctane (PFOS), est courante, plus le risque de développer une pathologie au foie est élevé. Cela peut être une stéatose hépatique, également appelée maladie du foie gras, mais surtout un cancer du foie. En effet, les personnes les plus en contact avec ces substances ont « 4,5 fois » plus de risques d’être touchées par un carcinome hépatocellulaire.

 

Les PFAS peuvent avoir des conséquences sur la fertilité

Comme l’indique l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses), les PFAS se retrouvent quasiment partout et vont « contaminer les populations à travers l’alimentation ou l’eau consommée ». Elles peuvent s’accumuler dans l’organisme humain et avoir de graves conséquences, comme :

Une augmentation du taux de cholestérol
Une perturbation de la fertilité
Une interférence avec le système endocrinien et immunitaire

Les travaux des chercheurs américains pointent donc encore une fois du doigt ces substances chimiques omniprésentes dans nos lieux de vie. « Cette étude comble une lacune importante dans notre compréhension des véritables conséquences de l’exposition à ces produits chimiques » affirme Lida Chatzi, médecin-épidémiologiste de l’environnement. Il s’agit en effet de la toute première analyse à « confirmer une association en utilisant des échantillons humains ».

 

Source : Exposure to perfluoroalkyl substances and risk of hepatocellular carcinoma in a multiethnic cohort (JHEP Reports)

crédit photo: capture d’écran

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