Une assistante maternelle incarcérée en prison après le décès d’un bébé secoué !

Un nouveau drame de bébé secoué impliquant de jeunes enfants s’est produit cette fois dans la Loire. Une nounou a été mise en examen et écrouée par le parquet de Saint-Etienne suite au décès d’une petite fille de 6 mois.

Une fillette de 6 mois est décédée le 26 juillet des suites du syndrome du bébé secoué. La nounou avait alerté le père de la détérioration de l’état de santé de l’enfant.
Décédée du syndrome du bébé secoué. La nourrice, habitante de L’Horme, a été mise en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et a été placée en détention provisoire, a indiqué à Ouest-France le procureur adjoint de la République de Saint-Etienne, André Merle.

Le 26 juillet, le prévenu avait alerté le père de la fillette sur son état de santé, qui s’était considérablement dégradé. Envoyée à l’hôpital, l’enfant est décédée deux jours plus tard. Selon l’autopsie, elle est morte du syndrome du bébé secoué.

Vidéo du bébé filmé par la mère
Les soupçons se portent sur l’assistante maternelle, qui avait la garde du bébé avant le drame. La mère de l’enfant avait également pris une vidéo pour le père montrant l’enfant en bonne santé au moment où elle a été confiée à la nourrice.

Cette affaire intervient à un moment de tension dans le système de garde d’enfants. De nombreuses crèches ont été critiquées ou ont fait l’objet de plaintes pour maltraitance d’enfants. Récemment, une mère a porté plainte le 6 juillet dans les Yvelines contre une crèche pour violences. Elle accusait un employé de l’établissement d’avoir secoué son fils, qui serait traumatisé depuis cette altercation.

Le syndrome du bébé secoué est la forme la plus grave de traumatisme crânien chez l’enfant. Cette maltraitance peut entraîner de graves séquelles psychologiques, voire la mort. En France, 1 bébé sur 10 en meurt, les autres en subissent les conséquences pour le reste de leur vie.

Le syndrome du bébé secoué : une maltraitance qui peut être fatale

Les cas de bébés secoués ne sont pas des événements isolés. Chaque année, plusieurs centaines d’enfants sont victimes de ce type de maltraitance. Cette violence, perpétrée volontairement par des adultes, parfois dans le déni de la gravité de leur acte, représente la forme la plus grave de traumatisme crânien chez l’enfant.

En France, 1 bébé sur 10 victime de secouement meurt, les autres en subissent les conséquences toute leur vie. Le syndrome du bébé secoué entraîne de graves séquelles neurologiques qui se manifestent par des déficiences intellectuelles, visuelles ou motrices, ainsi que par des troubles du comportement, du langage ou de l’attention.

Afin de sensibiliser et de mettre en lumière la réalité de ce phénomène, le gouvernement se saisit de la question à travers une campagne nationale de sensibilisation. Cette initiative d’Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’enfance et de la famille auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, soutenue par des experts et des parents, s’appuie notamment sur la diffusion d’un film choc que vous pouvez visionner ci-dessous et qui rappelle que secouer un bébé est une forme de maltraitance qui peut être fatale.

Secouer un bébé est une forme de maltraitance qui peut être fatale

Également connu sous le nom de traumatisme crânien non accidentel (TCNA), le syndrome du bébé secoué survient lorsqu’un bébé ou un jeune enfant est violemment secoué par un adulte. Ces secousses, toujours extrêmement violentes, sont le plus souvent produites lorsque le bébé est saisi sous les aisselles ou par la poitrine. La tête du bébé se balance rapidement d’avant en arrière et le cerveau heurte les parois du crâne.

Le bébé peut cesser de respirer et des lésions du cerveau, des yeux et de la moelle épinière peuvent survenir. Une perte neuronale importante, qui affectera l’enfant toute sa vie, peut également se produire.

Symptômes d’alerte
Le syndrome du bébé secoué n’est généralement pas un incident isolé de maltraitance. Les symptômes antérieurs évoquant un abus sont particulièrement fréquents chez les bébés diagnostiqués. Afin d’éviter toute récidive, certains signes peuvent être identifiés :

Prêtez une attention particulière au comportement de l’enfant et aux manifestations qui peuvent indiquer une gêne, un malaise, un inconfort ou une souffrance morale en présence de certains adultes.

S’inquiéter de la présence de bleus, d’ecchymoses ou d’hématomes sur un bébé qui ne marche pas et qui ne peut pas se faire mal.

En cas de suspicion de maltraitance et de secouement, il est essentiel d’en parler et de ne pas rester seul face à la situation.

Les séquelles du syndrome du bébé secoué
75 % des bébés qui survivent au secouement garderont de graves séquelles dues à des lésions cérébrales :

Un retard de développement psychomoteur ou des handicaps moteurs ;
Des troubles cognitifs et des difficultés d’apprentissage ;
des troubles du comportement ;
Troubles de l’alimentation ;
Troubles du sommeil ;
Déficience visuelle ou cécité ;
Perte auditive ou surdité ;
Crises d’épilepsie.
Adopter les bons réflexes en cas de difficulté avec un enfant

S’occuper d’un bébé n’est pas facile. Si vous êtes parent ou soignant et que vous vous trouvez dans une situation de vulnérabilité ou de difficulté, il existe quelques bons réflexes à adopter.

Si personne n’est là pour vous aider.. :

S’occuper d’un bébé n’est pas facile. Si les personnes responsables de l’enfant rencontrent des difficultés ou se sentent vulnérables face à l’enfant, elles doivent :

Mettre le bébé en sécurité dans son lit, sur le dos. Il est prudent de laisser le bébé seul dans cette position ;
Quitter la pièce pendant quelques minutes ;
Prendre une respiration et se concentrer sur d autres choses pour retrouver leur calme ;
Si possible, appeler un proche pour en parler ou l’aider en prenant le relais ;
Demander de l’aide : partager ses craintes et ses doutes avec son entourage et avec des professionnels.
Réagir en urgence aux symptômes immédiats

Après la secousse, des symptômes pouvant être liés à des atteintes neurologiques graves apparaissent immédiatement :

Une somnolence inhabituelle, des troubles de la conscience ;
Une rigidité du corps ou au contraire une perte de tonus ;
Mouvements anormaux ou convulsions (les bras et les jambes se raidissent ou bougent de manière incontrôlée) ;
Difficulté à respirer ou pauses respiratoires ;
Diminution de l’appétit, refus de manger ou vomissements sans raison apparente ;
Perte des sourires habituels ou du babillage ;
Mauvais contact, irritabilité extrême, pleurs inhabituels ;
Problèmes oculaires : les yeux ont des mouvements anormaux, les pupilles sont de taille inégale, l’enfant louche ou ne suit plus son regard.

bébé secoué

Que faire en cas d’urgence ?

Contactez les services médicaux d’urgence en appelant le 15 ou le 112 (114 par sms pour les personnes sourdes ou malentendantes) : un diagnostic et une prise en charge précoces sont indispensables pour limiter les conséquences neurologiques.
En attendant l’arrivée des secours, si le bébé a des convulsions ou des vomissements, placez-le sur le côté en position latérale de sécurité.
Assurez-vous que le bébé n’a pas de fièvre et, si c’est le cas, soignez-le.
Vérifiez que le bébé n’a pas besoin de manger ou de boire, d’être changé, d’être plus ou moins couvert.
Il existe deux numéros verts pour contacter les professionnels de la petite enfance :
– Un numéro d’urgence : la ligne « Allo Enfance en danger » du Service National d’Accueil Téléphonique pour l’Enfance en Danger (SNATED), dont la mission est d’apporter aide et conseil aux appelants confrontés à une situation d’enfant en danger ou risquant de l’être.

Disponible 24h/24 et 7j/7 au 119.

– Un numéro d’aide et d’écoute : la ligne « Allo Parents Bébé » de l’association Enfance et Partage, dont la mission est d’écouter, de soutenir et d’orienter les parents inquiets depuis la grossesse jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant.

Vous pouvez les joindre au 0 800 00 34 56, du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h.

Source
Crédit photo : Capture d’écran

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