La baisse des prix des carburants va se poursuivre cette semaine, anticipe l’UFIP

Invité sur BFMTV ce mardi, le président de l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) anticipe une nouvelle baisse des prix à la pompe dans les prochains jours.

« Tant que la guerre en Ukraine durera, les prix pétroliers internationaux vont rester élevés », prévient cependant Olivier Gantois.

L’accalmie va encore durer quelques jours à la pompe, à en croire Olivier Gantois.

Selon le président de l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP), invité ce mardi sur BFMTV, « à court terme, il y a une bonne nouvelle, cette semaine les prix à la pompe continuent à baisser, on le verra dans le prochain relevé du gouvernement qui sera publié lundi prochain ».

Et cette baisse pourrait être assez significative.

« Je pense qu’on aura une baisse entre 5 et 10 centimes cette semaine », poursuit le président de l’UFIP.

Une baisse des prix du pétrole
Les prix avaient déjà reculé la semaine précédente, avec un litre de sans-plomb 95 E10 passant sous la barre de 1,80 euro le litre, à 1,7941 euro, une première depuis le mois d’avril.

Les prix reculent en fait depuis sept semaines consécutives, après un nouveau plus haut à la mi-juin, pas loin des records enregistrés au début de la guerre en Ukraine.

La cause de cette baisse a une composante principale: les prix du baril sur les marchés mondiaux.

« Cela baisse car le prix du pétrole baisse », résume ce matin sur BFMTV Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières. »

On a vu ces prix baisser sensiblement d’une vingtaine de centimes [à la pompe, depuis la mi-juin, ndlr] et c’est dû au fait que le baril de pétrole est passé de 120, 125 dollars à aujourd’hui 95 dollars », détaille ainsi toujours sur notre antenne Philippe Crevel, économiste, directeur du Cercle de l’Epargne (voir encadré ci-dessous).

Des prix qui restent toujours plus élevés qu’avant la pandémie
Mais même avec un baril oscillant autour des 100 dollars, les tarifs à la pompe restent bien plus élevés que ces dernières années.

L’an dernier, à la même époque – le 6 août 2021 – le prix du litre du SP95-E10 était en moyenne en France de 1,5647 euro.

Soit 23 centimes de moins qu’aujourd’hui (une différence qui serait encore plus élevée sans la remise de 18 centimes en vigueur depuis le 1er avril).

En remontant à l’avant-crise, il y a trois ans le 2 août 2019, le prix du litre de sans-plomb 95-E10 était même 29 centimes moins cher.

Les automobilistes le payaient alors 1,5022 euro à la station-service en moyenne, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. Des tarifs bien loin des prix actuels.

Un marché très volatile
Impossible de prévoir si cette stabilisation des prix va durer. « Il faut être très prudent car le marché pétrolier est très volatile, prévient Philippe Crevel.

C’est un marché où il y a beaucoup d’anticipations où on peut avoir une raffinerie qui brûle dans un coin, des problèmes sur des gisements et cela peut remettre en cause l’équation qui est en vigueur aujourd’hui ».

Un avis partagé par Olivier Gantois: « Tant que la guerre en Ukraine durera, les prix pétroliers internationaux vont rester élevés ».
Dans les semaines qui viennent, sans changement géopolitique majeur, ces prix élevés pourraient cependant rester stables.

« Faire des prévisions, c’est comme la météo, vous ne savez pas s’il va pleuvoir dans 15 jours, explique avec d’infinies précautions Philippe Chalmin.

Et donc les prévisions sont toujours aléatoires et n’engagent que ceux qui les croient. Néanmoins, je pense que le pétrole devrait rester dans une fourchette de 90 à 110 dollars à peu près.

Il n’y a pas de raison pour que nous assistions à une flambée comme certains l’avaient encore anticipé il y a quelques semaines ».

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Crédit photo : Capture d’écran

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