« Deux corps dans le cercueil » ? Rebondissement dans l’affaire Delphine Jubillar

 

 

Lundi 18 juillet 2022, France Bleu est revenu sur l’affaire Jubillar. Le quotidien a interviewé Maître Philippe Pressecq, l’avocat de la cousine de l’infirmière. Ce dernier a évoqué la piste sur laquelle se concentrent désormais les enquêteurs.

Delphine Jubillar n’a plus donné signe de vie depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. L’infirmière aurait, selon les dires de son mari, quitté le domicile conjugal en pleine nuit. Les pistes se sont un temps orientées vers son amant, un professeur de piano vivant à Montauban. Les enquêteurs ont également envisagé la mauvaise rencontre et le départ volontaire. Mais le gros des suspicions pèse sur Cédric Jubillar. En instance de divorce avec sa femme, l’artisan aurait-il pu la tuer et se débarrasser de son corps ? Depuis plus d’un an, il est placé en détention provisoire et continue de nier toute implication. Pendant ce temps, les recherches pour tenter de retrouver sa femme, ou son cadavre, se poursuivent à Cagnac-les-Mines. Lundi 18 juillet 2022, Maître Philippe Pressecq, l’avocat de la cousine de Delphine Jubillar a fait le point sur les fouilles pour France Bleu.

 

« Il suffit d’ouvrir les caveaux abîmés »

Après la ferme et la Voie verte près du chemin de Drignac, les alentours du domicile du couple, et la voiture blanche d’un ami de Cédric Jubillar, l’instruction se concentre désormais sur un seul endroit. Déjà fouillé auparavant, le cimetière Saint-Dalmaze de Cagnac-les-Mines est à nouveau au cœur de l’enquête. Avec ses 200 caveaux, l’endroit regorge de crevasses et de tombes où dissimuler un corps sans éveiller les soupçons. Depuis le début du mois de juin, les forces de l’ordre s’activent dans la zone pour tenter de mettre la main sur le moindre indice qui pourrait leur permettre de résoudre l’affaire. « Les proches de l’infirmière participent elles aussi sans relâche à des recherches : elles ont passé tout le week-end de 9 juillet à faire une battue », confie Maître Pressecq à nos confrères. Pour lui, il faut user de grands moyens pour s’assurer d’avoir bien ratissé ce funeste endroit. « Il suffit d’ouvrir les caveaux abîmés, de passer un scanner et alors on verra bien s’il y a deux corps dans le cercueil », déclare-t-il. Pour l’heure, les juges d’instruction n’ont pas encore ordonné l’ouverture des caveaux et gardent l’essentiel des opérations en surface pour ne pas déranger les morts en pratiquant des excavations. Pour l’heure, Cédric Jubillar reste présumé innocent jusqu’à preuve du contraire par les autorités compétentes.

 

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crédit photo: capture d’écran

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