À 17 ans, il frappe sa mère, tente de l’étouffer avec un oreiller et la laisse inconsciente la croyant morte

 

Une querelle entre un fils et sa mère pour un motif futile a failli virer au drame le 26 octobre à Toulouse. L’agresseur a assené des coups de poing et de pied à la victime qu’il a tenté ensuite d’étouffer avec un oreiller. Ces faits interviennent alors que le gouvernement prend des mesures pour lutter contre la délinquance des mineurs.
Il tente de l’étouffer avec un oreiller

La dispute est partie de rien mais aurait pu se terminer en drame. Mardi après midi, vers 15 heures, une mère de famille de 45 ans et son fils âgé de 17 ans sont entrés en conflit pour un motif futile dans leur logement du secteur de La Ramée à Toulouse. L’adolescent, très en colère, s’en est pris violemment à sa mère. Aux mots ont succédé les coups de poing et de pied.

 

Mais sa chute ne ralentit pas l’ardeur de son fils qui continue à la frapper et qui s’empare ensuite d’un oreiller et tente de l’étouffer. Il le maintient sur son visage jusqu’à ce qu’elle s’arrête de bouger.
Il la laisse pour morte

La laissant pour morte, il quitte alors le domicile familial pour rejoindre son frère. Sa mère finit par retrouver ses esprits et vers minuit appelle la police pour raconter l’effroyable altercation et expliquer qu’elle a, par le passé, déjà déposé plainte contre son fils pour des faits similaires.

 

Les policiers se rendent alors sur place, constatent les blessures de la victime et lui conseillent de s’enfermer chez elle et de les prévenir si son fils refait surface. Alors qu’ils commencent à mener des recherches pour tenter de localiser l’agresseur présumé, la mère les appelle pour leur signaler qu’il est de retour au domicile familial.
La mère craint pour sa vie

Les policiers placent alors l’adolescent en garde à vue et sa mère dépose plainte, en expliquant qu’elle craint pour sa vie. Son fils reconnaît les violences mais précise qu’il ne voulait pas tuer sa mère.
Deuxième dépôt de plainte

La police l’a interpellé et placé en garde à vue. Lors de son audition, il a reconnu une partie des faits. Sa mère, qui a eu six jours d’ITT, a, elle, expliqué lors du dépôt de plainte qu’elle avait peur et que ce n’était pas la première fois qu’elle se rendait au commissariat pour signaler ses violences.

Le jeune agresseur a été déféré devant la justice jeudi et placé sous mandat de dépôt. Il devra s’expliquer le 25 novembre prochain devant le juge des enfants.
La délinquance des mineurs en France

Les derniers chiffres recueillis par le ministère de la Justice et publiés le 14 janvier témoignent pourtant de la stabilité de la délinquance des mineurs. Depuis 2012 une moyenne de 220.000 cas annuels a été enregistrée alors que ce chiffre était en baisse en 2019 avec 211.000 cas.

Pour contrer ces faits qui restent néanmoins assez élevés, le nouveau Code de la justice pénale des mineurs a été adopté en février. Entré en vigueur dès le 30 septembre, il vise à assurer « une plus grande réactivité de la justice pour une réponse plus lisible et efficace, et une action éducative plus cohérente au bénéfice des victimes, des mineurs, de leur famille et de la société », indique le ministère de la Justice.

« Ce texte d’équilibre entre éducation et sanction est l’aboutissement de 10 années de travail après avoir été porté et reporté à de multiples reprises. Grâce à notre majorité, la Justice des mineurs se dote enfin d’un texte clair, de procédures modernisées qui permettront de sanctionner et de mieux éduquer les mineurs délinquants, et de protéger la société », a déclaré Éric Dupond-Moretti dans un communiqué.

Pour le garde des Sceaux « la sanction sans éducation n’est qu’une machine à récidive. Cette réforme réduira les délais pour rapprocher l’intervention judiciaire du passage à l’acte. »

 

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crédit photo: capture d’écran

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