Après l’orque, un rorqual de 10 mètres a été aperçu dans la Seine (vidéo)

Après le décès tragique de l’orque égarée dans la Seine il y a quelques semaines, tout le monde espérait qu’un tel scénario ne se reproduise jamais. Hélas, un cétacé a récidivé.

Le jeudi 30 juin, deux marins ont aperçu un rorqual aux alentours de Berville-sur-Mer en Normandie.

Découvrez la vidéo filmée par les témoins, stupéfaits de trouver une telle créature en eau douce.

Après l’orque, place au rorqual

Mais que ce passe-t-il dans la tête des cétacés ? Décidément, ces formidables créatures marines aiment s’aventurer loin de leur territoire.

À l’exception d’espèces rares comme le dauphin d’eau douce, reconnaissables à leur couleur rose, ces mammifères vivent dans les eaux salées.

Cependant, ils peuvent se retrouver par mégarde dans les fleuves.

Hier, deux marins qui naviguaient sur la Seine ont fait une découverte fascinante.

Entre le pont de Normandie et celui de Tancarville, un cétacé a été observé.

L’alerte a été donnée puis confirmée, après que d’autres témoins aient aperçu l’animal.

D’après un communiqué de presse publié par le Préfet de Normandie dans la journée du 30 juin, il pourrait s’agir d’un « rorqual à museau pointu adulte » .

C’est le deuxième animal le plus grand de la planète derrière la baleine bleue.

Certains spécimens peuvent atteindre la taille astronomique de 20 mètres.

Celui dans la Seine est « d’une taille imposante d’environ 10 mètres« .

Le cétacé est sous surveillance accrue
Contrairement à l’orque qui se trouvait dans un état critique dès sa première observation dans la Seine, le rorqual se porte plutôt bien « l’animal observé se déplace lentement mais avec des mouvements puissants, et semble dans une bonne condition physique » .

Cependant, il a été placé sous la vigilance du Groupe d’Étude des Cétacés du Cotentin.

L’ONG Sea Shepherd, qui lutte pour la protection de la biodiversité marine, s’est également portée volontaire pour aider à le surveiller.

La baleine coure de nombreux risques en étant dans la Seine. Dans ces eaux fréquentées par de nombreux bateaux, il y a un fort risque de collision.

Pour y pallier, le personnel navigant a « ‘l’interdiction de s’en approcher à moins de 100 mètres et, s’il leur est impossible de faire autrement, de ménager une distance d’au moins 10 mètres entre l’embarcation et le cétacé« .

Il arrive que des rorquals s’aventurent en eau douce pour se nourrir. Cependant, ils n’y restent jamais longtemps.

Cet individu isolé pourrait développer des problèmes de peau voire des infections s’il séjourne dans la Seine.

On espère que le cétacé s’en sortira indemne et qu’il fera naturellement son retour dans les eaux salées de la Manche.

Source
Crédit photo : Capture d’écran

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