Excédée par les pleurs d’un bébé, une auxi­liaire de puériculture lui fait avaler du Destop

Une auxiliaire de puériculture excédée par les cris empoisonne une petite fille à la crèche

Une auxiliaire de puériculture est accusée d’homicide volontaire

L'auxiliaire de puériculture a fait avalé du destop au bébé de 11 mois

 

L’auxiliaire de puériculture a fait avalé du destop au bébé de 11 mois

Myriam J. était excédée : elle n’en pouvait plus d’entendre les pleurs de ce bébé. Pourtant, cela faisait partie de la routine de cette auxi­liaire de puériculture, qui officie dans la crèche privée People&Baby du IIIe arrondissement de Lyon. Elle a pourtant commis l’impensable ce 22 juin. Comme le rapporte Le Parisien, elle a d’abord jeté du Destop (un produit pour déboucher les canalisations composé de soude caustique) sur la petite fille de 11 mois, avant de lui faire avaler. Une famille a découvert la fillette en train de convulser a appelé les pompiers. Hospitalisée en urgence à l’hôpital mère-enfant de Bron, elle est morte quelques heures plus tard des suites de cet empoisonnement.

Myriam J. a été mise en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans ce vendredi 24 juin et écrouée à la maison d’arrêt de Corbas dans le Rhône. Que s’est-il passé dans la tête de la jeune femme de 27 ans, titulaire d’un CAEPE, un CAP accompagnement éducatif petite enfance ?

 

« Elle a pété un plomb »

Selon son avocat, Maître Philippe Duplan, elle était « fragile » et souffrait d’insomnies, perturbée par l’incarcération de son compagnon. Elle aurait également connu une récente fausse couche.

« Je pense qu’il n’y a pas d’intention d’homicide. La petite n’arrêtait pas de pleurer. Elle lui a dit ‘arrête de pleurer’, puis c’est là où après elle a disjonctée. Elle est allée prendre la première bouteille qu’il y avait à côté », rapporte son avocat », a-t-il expliqué à RTL. « Je dirais grossièrement qu’elle a pété les plombs bêtement avec des conséquences tragiques et terribles. »

Une instruction judiciaire a été ouverte, le procureur de la République de Lyon demandant des investigations portant sur « les éléments relatifs à la personnalité de la mise en cause », notamment à travers d’expertises psychiatriques. Le jeune auxiliaire regretterait son geste, précise son avocat.

 

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crédit photo: capture d’écran

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