« J’ai peur quand… » : rescapée de l’attentat du Bataclan à 14 ans seulement, elle livre un témoignage déchirant

Une rescapée de l’attentat du Bataclan, âgée de 14 ans à l’époque, livre un témoignage déchirant, dans les colonnes du journal Ouest-France, en plein procès du 13-Novembre.

lle était au Bataclan le soir du 13 novembre 2015.

Âgée de 14 ans à l’époque, Louise assistait au concert des Eagles of The Death Metal.

Son parrain lui avait offert le ticket pour son anniversaire.

« On s’est installés tout à droite de la scène », raconte la jeune femme dans les colonnes du journal Ouest-France.

Elle décrit une ambiance survoltée dans cette salle de concert du 11e arrondissement de Paris : « C’était l’euphorie générale ».

Lorsque les terroristes ont commencé à tirer, Louise a d’abord cru à « des bruits de pétards » qui faisaient « partie du concert ».

« Puis la musique a cessé pour laisser place à des cris de terreur, de douleur et des coups de feu », poursuit-elle dans son témoignage glaçant. Son parrain s’est allongé sur elle pour la protéger.

« J’étais terrorisée, collée au sol, les deux mains dans le sang », détaille la rescapée aujourd’hui âgée de 20 ans.

Louise, rescapée du Bataclan : « On m’a diagnostiqué un stress post-traumatique »

Louise explique ensuite que son cerveau a « switché » en mode survie.

Au sol, le sang n’était qu’autre que du ketchup et les assaillants tiraient avec des balles à blanc.

Quand ces derniers ont fini par quitter la salle, son parrain l’a pris par la main et ils ont couru jusqu’à la porte principale.

Une fois dans la rue, ils ont continué à « cavaler jusqu’au commissariat ».

Dans son témoignage au quotidien Ouest-France, la jeune femme dit être retournée en cours trois jours après les attentats mais elle était « en alerte permanente ».

Elle n’arrivait plus à se concentrer, ni à trouver le sommeil.

« On m’a diagnostiqué un stress post-traumatique », confie celle qui, près de sept ans après le drame, a réussi à se reconstruire.

« Je retourne à des concerts, en m’installant près de la sortie.

J’ai peur quand j’entends un pétard, mais je peux m’asseoir en terrasse. Les terroristes n’ont pas gagné ».

Source 

Publié le
Catégorisé comme Divers
%d blogueurs aiment cette page :