«Les magasins font plus de remises que d’habitude» : les soldes d’été démarrent fort

Houda, 42 ans, s’engouffre dans la boutique H&M du centre commercial la Vache Noire, à Arcueil (Val-de-Marne), avec une poignée d’autres clientes. « Personne n’était au courant que ça ouvre si tôt », glousse-t-elle.

 

En ce premier jour de soldes d’été, l’enseigne a ouvert ses portes à 9h30 au lieu de 10 heures. Une aubaine pour cette mère de quatre enfants, qui entame un marathon vêtements pour toute la famille. « On commence généralement par les enfants », indique-t-elle. Cette grande habituée des soldes a déjà dépensé jusqu’à 500 euros lors des précédentes éditions. Mais cette fois-ci, elle est plus vigilante. «
La vie est de plus en plus chère, alors on prévoit déjà ce que va nous coûter la rentrée. » Avec son mari, elle tient un commerce d’alimentation à Suresnes, qui leur rapporte 2500 euros nets par mois. Shorts soldés à 5 euros, ballerines à 50 %, trois t-shirts au prix de deux… Houda amasse les pièces soldées et se dirige rapidement vers la caisse : 61 euros pour 12 articles. Un prix très raisonnable, selon elle. « On commence à regarder le prix des choses » Avec les soldes, les magasins de mode voient aussi arriver de nouveaux clients : c’est le cas de Wemeni, 33 ans. Ce responsable financier examine les bodys d’H&M pour son enfant de 2 ans, l’air exaspéré.

« C’est la première fois de ma vie que je cours derrière les soldes », lâche-t-il. La faute à l’inflation, qui les inquiète, sa femme et lui, malgré leurs revenus de 5000 euros mensuels. « On commence à regarder le prix des choses. Je n’avais jamais fréquenté H&M par le passé. » Wemeni découvre le lot de bodies à 10 euros, selon lui deux fois moins cher que chez Okaïdi, où il se rend d’habitude. Lila, 60 ans, chausse ses lunettes. « Je cherche un truc pas trop cher. » Cette assistante maternelle vient acheter des t-shirts à son fils, mais son budget est serré : 50 euros pour tout le mois. Au chômage partiel avec un mari à la retraite, la période des soldes n’est plus synonyme de profusion. « On réfléchit à deux fois avant de prendre quelque chose », constate-t-elle. Trois t-shirts unis pour 20 euros, ça fera l’affaire. Elle ne flâne même pas dans le rayon femmes. Au fil des heures, la queue devant les caisses s’allonge. Laura, 25 ans, attend patiemment son tour. Coutumière du premier jour des soldes, elle est très satisfaite de ses trouvailles cette année. « J’ai l’impression que les magasins font plus de remises que d’habitude. » Ses shorts H&M à 7 euros, bradés à 60 %, et son sac Zara rempli pour 100 euros de vêtements le prouvent. « Aussi, les collections mises en soldes ont l’air assez récentes », estime-t-elle. Un atout pour Laura, qui remarque quand même des trop petites remises : « J’ai vu un article qui était soldé seulement un euro moins cher. »

 

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crédit photo: capture d’écran

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