Un virus dangereux pour les sangliers et les chiens apparu dans l’Allier…

C’est un virus connu mais rare en France. Son apparition soudaine dans trois élevages de sangliers de l’Allier, tous situés en Sologne bourbonnaise, inquiète les chasseurs qui craignent une contagion aux sangliers en milieu ouvert et à leurs chiens pour qui la maladie est mortelle.

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Un cas de maladie d’Aujeszky a été détecté débuts mars à Beaulon, près de Moulins, chez un éleveur de sangliers, destinés à être vendus à des parcs de chasse privés.

L’information est donnée par l’organisation mondiale pour la santé animale (OMSA) à voir en cliquant ici.

Qu’est-ce que la maladie d’Aujeszky ?
La définition de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire.

L’éleveur concerné, Franck Tascon, est en colère car il ne connaît pas l’origine de la contagion : « Je travaille de façon irréprochable, avec mon vétérinaire à Dompierre.

Mon élevage est sain. Je n’achète pas de sangliers, surtout pas à l’étranger.

J’échange mes mâles tous les trois ans avec d’autres élevages français ».

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Tous les sangliers du parc de Franck Tascon auraient dû être abattus mais le confinement a stoppé la procédure.

« J’ai un cas suspect et un cas positif. J’ai isolé les deux sangliers concernés dans un parc à part. »

Si Franck Tascon est en colère, c’est parce qu’il a appris, après que la maladie s’est déclarée chez lui, que deux autres parcs privés près de chez lui ont été touchés par la maladie en début d’année.

Trois élevages touchés
En janvier, un premier parc situé à Chevagnes est touché, celui de Jean-Christophe de Monspey, qui confirmait à nos collègues de France 3 : « Tous les ans, nous avons l’obligation de faire des contrôles. 40 sangliers de mon élevage ont été testés, l’un d’entre eux, un seul, s’est révélé positif à ce virus ».

A la suite de cette découverte, l’ensemble de son cheptel a été abattu comme le prévoit la réglementation française et une période de 21 jours de vide sanitaire a été observée après la désinfection du site.

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Dans la foulée, les autorités ont contrôlé un deuxième parc, situé tout près, à Montbeugny, où la maladie d’Aujeszky a été détectée et les animaux abattus.

Le troisième foyer de contamination détecté, à Beaulon, chez Franck Tascon, aurait été rendu possible « à travers la clôture du parc, par d’autres specimens de la faune sauvage non captive », indique le rapport de l’OMSA, daté du 21 avril 2020. Une hypothèse insuffisante les chasseurs de l’Allier, notamment leur président, Jean-Pierre Gaillard.

« Rien de permet d’affirmer que la transmission s’est faite de la faune sauvage aux animaux d’élevage ou, en premier lieu, des animaux d’élevage à la faune sauvage.

Il faudrait des analyses sur des sangliers en milieu ouvert mais nous avons été prévenus par l’Etat seulement après la troisième cas à Beaulon.

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C’était 15 jours avant le confinement. Maintenant, nous devrons attendre la réouverture de la chasse pour mener ces analyses. »

Maladie mortelle pour les chiens
La maladie d’Aujeszky, extrêmement rare en France, n’est pas transmissible à l’Homme.

Toutefois elle est mortelle pour les chiens, « en 48 à 72 heures », précise Jean-Pierre Gaillard.

Le président des chasseurs invite tous les propriétaires canins en Sologne bourbonnaise à la prudence, quand l’autorisation leur sera donnée de se promener et de chasser.

En attendant, les bêtes malades de Franck Tascon sont confinées chez lui à Beaulon et sa colère ne faiblit pas.

Président du syndicat national des producteurs de gibier de chasse, Jean-Christophe Chastang suit l’opération attentivement : « Monsieur Tascon est un éleveur modèle, qui joue le jeu, très attentif à ces bêtes. Il élève aussi des colverts.

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Nous veillerons à ce que l’Etat l’indemnise correctement pour l’abattage.

En tout cas, j’ai confiance dans les services de l’Etat et la direction de l’Agriculture pour enrayer la contagion.

Peut-être, à l’avenir, les procédures pourront-elles être améliorées, cela sera discuté entre l’Etat et les représentants de la filière. »

Il existe 47 élevages de sangliers dans l’Allier.

Stéphanie Ména

Si les cochons peuvent aussi être atteint par la maladie d’Aujeszky, aucun lien épidémiologique avec des élevages de porcs domestiques des environs n’est connu.

Le président de la chambre d’agriculture de l’Allier, Patrice Bonnin, souligne d’ailleurs à quel point le système est « sécurisé dans les élevages porcins » et les contrôles sanitaires « très fréquents ».

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Source : https://www.lamontagne.fr
Crédit photo : Capture d’écran

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