Samedi, selon le ministère de l’Intérieur, ce sont plus de 285 000 personnes qui ont manifesté partout en France, bloquant notamment un grand nombre de ronds-points, routes et autres péages autoroutiers. Dimanche, des blocages perduraient encore sur environ 150 sites dans l’Hexagone.

Au final, ce n’était sans doute pas l’immense marée jaune que craignait le gouvernement, mais tout de même une mobilisation substantielle, pour un mouvement sans leader et sans organisation autre que celle qui s’est constituée spontanément sur les réseaux sociaux.

Quelle suite ?

D’ores et déjà, c’est la question de la suite à donner.

L’action menée par les Gilets jaunes en France a eu quelques répercussions en Belgique. Ils étaient en effet une quarantaine, samedi, pour bloquer le dépôt de la société distributrice de mazout Proxifuel, à Wierde (Namur). Leur porte-parole, Claude Gilles, indiquait que la mobilisation devait durer “au moins jusqu’à lundi matin”. Regroupés au bord de la RN4, les contestataires se serraient les coudes malgré le froid. Feu, nourriture, réchauds et même sonorisation : tout avait été prévu pour pouvoir rester en place et se faire entendre. De son côté, la société Proxifuel a décidé de ne pas porter plainte. En revanche, tous ses livreurs ont été prévenus, afin qu’ils ne se rendent plus au dépôt jusqu’à nouvel ordre.

Une autre action s’est tenue à Tournai. Lancée vers 9 heures, cette manifestation s’est terminée vers 18 heures On n’a déploré aucun incident. Après avoir opéré une opération escargot sur les boulevards périphériques de Tournai, ce qui a quelque peu perturbé le flux de la circulation, les manifestants se sont dirigés peu avant midi vers la Grand-place, puis sont remontés jusqu’à l’esplanade de l’Europe. Aucun dépôt de carburant de la région de Tournai n’a été bloqué samedi par les manifestants.

Précisons enfin que les Gilets jaunes veulent créer dans notre pays sous le nom de Mouvement citoyen belge un mouvement politique en vue des prochaines élections fédérales.