Sur Instagram, il rappelle que la difficulté d’accepter son corps concerne aussi les hommes.
Le body positive est un mouvement très largement créé par les femmes qui, lassées des canons de beautés irréalistes, prône l’acceptation de son corps avec ses défauts, aussi difficile que cela puisse être. Stevie Grice-Hart souhaite, lui, que les hommes intègrent ces préceptes à leur tour.
Avec le body positive, nombreuses sont les femmes qui ont fini par accepter leur eczéma, cellulite ou encore acné. C’est un mouvement qui tend à prendre le contrepied de ce que la société actuelle considère comme des défauts, jamais visibles sur les couvertures des magazines. Le chemin est difficile, et encore long, mais il a gagné en visibilité grâce à de nombreuses femmes, modèles ou non, qui désormais s’affirment sur Instagram.
Ce serait-ce alors une problématique qui ne touchent que les femmes ? Seuls les standards de beauté féminine pèsent sur la gent qu’ils représentent? Stevie Grice-Hart, une jeune blogueur de 26 ans, prouve que non. Sur son compte Instagram, il partage avec une honnêteté déconcertante le travail qu’il faut chaque jour pour accepter son corps tel qu’il est.
Postant une photo de lui adolescent il raconte son histoire : « Grandissant en tant qu’enfant enrobé, gay, handicapé, j’ai appris très tôt que je n’étais pas comme les autres enfants. Je ne me sentais pas assez beau, pas assez fin, pas assez hétéro. » Il explique alors s’être laissé pousser les cheveux pour se cacher derrière, porter des vêtements trois fois trop grands pour cacher ses « seins d’homme » et cicatrices chirurgicales. « Ces soi-disant ‘défauts’ que j’ai passé des années à cacher font partie de qui je suis, et le plus tôt on apprend à aimer et accepter les morceaux de soi qu’on nous a appris à détester, le plus tôt on devient inarrêtable! »
Aujourd’hui, bien inspiré par les femmes avant lui, il ne craint plus de s’afficher torse nu, en caleçon, révélant son corps tel qu’il est. Il espère à son tour répandre le mouvement parmi les hommes.
Source : vonjour.fr
Crédit photo : capture d’écran